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SOUTIEN DES ELEVES ET ETUDIANTS AU PRESIDENT MABRI
23 Mai 2009
Palais de la Culture , Abidjan
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DISCOURS DU PRESIDENT DU PRESIDENT MABRI
  (Vous devez disposer du logiciel Acrobat Reader)

Je voudrais remercier chacun d’entre vous pour ce grand rassemblement.
Notre pays, les Ivoiriens, les amis de la Côte d’Ivoire et tous  ceux qui comptent sur nous, en Afrique, comme ailleurs sont dans l’attente que la Côte d’Ivoire redevienne ce pays qui faisait hier, toute notre fierté. Les femmes et les jeunes de ce pays, les ivoiriens dans les villes comme dans les campagnes, les ivoiriens qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas, les femmes d’Abobo, de Yopougon, les femmes de partout attendent que les prochaines élections apportent la paix. Cette paix si chère, si indispensable à toute évolution, à tout développement. Et en venant ici ce jour, vous avez fait le choix de la paix. Le choix de l’unité de notre nation.

L’UNIVERSITE ET LE SYSTEME SCOLAIRE
Au moment où nous, nous nous apprêtons à quitter l’Université, il est né le phénomène du Zouglou, annonciateur des difficultés en milieu universitaire. Big Sat le chanteur présentait le tableau de notre Université dans ses productions. Tout y était si bon et si beau. Chacun allait au cours, dans de bonnes conditions et les restaurants Universitaires proposaient des menus enviés des autres citoyens du pays. La solidarité y régnait et ceux qui n’auraient pas la possibilité d’avoir accès aux restos, pouvaient y aller avec le ticket de l’autre. Big Sat ne disait- il pas, qu’heureusement le SIDA se trouvait pas dans ventre de sa mère. Le Zouglou a donc commencé à tirer la sonnette d’alarme. La situation s’assombrissait. Elle s’est empirée progressivement, au vu et au su de tous, avant de devenir ce qu’elle est aujourd’hui. L’Université n’est même plus le cambodge. Mais, c’est pire. On ne cherche même plus à la obtenir un matelas pour se coucher mais plutôt, un lopin d’espace où il ne fait pas trop froid, pour se reposer et reprendre les énergies pour le lendemain. Après la période du « one by day », c'est-à-dire, le repas unique, c’est désormais la prière pour souhaiter grignoter un petit peu la semaine. Notre Université, nos lycées et collèges enregistrent des enfants, qui n’ont plus les moyens d’aller à l’école. Et pourtant, nous l’avons crié si fort et nous continuons de l’affirmer. L’école est la priorité des priorités. Dire que l’Ecole consomme 40% du budget national. Quelle  en est la traduction dans la réalité ?

Notre société s’adapte-t-elle  à l’évolution de notre milieu scolaire et universitaire ? Qu’est-ce qui est fait pour que les Etudiants puissent posséder les ouvrages exigés par les enseignants ? Il en est de même pour l’ensemble de nos enfants, du préscolaire, du secondaire, du scolaire…
Il parait que les fournitures sont données gratuitement partout. Allez dans nos villages et campagnes pour constater comment cela se traduit sur le terrain.
Quelle chance pour chacun des enfants de ce pays de faire de bonnes études qui lui donne la capacité de servir la nation ivoirienne ? Quelle opportunité se présente à chacun après les études, pas forcement pour travailler, mais pour travailler pour lui-même. Il parait que les fonds existent et que c’est vous qui refusez de vous en servir.

LA SANTE
Il parait aussi qu’on devait tous se soigner gratuitement. Si les cliniques chinoises n’ont pas tué, ce sera les petites filles qui se baladent avec des médicaments sur la tête dans nos rues qui le feront. C’est bien parce que l’ivoirien ne parvient pas à se soigner qu’il se fait assassiner malgré lui. Faut- il honnêtement accuser la guerre ? C’est vrai que la guerre a sa part de responsabilité dans tout ceci. Mais regardons autour de nous et observons notre société. Nous verrons qu’elle porte en elle, les germes de ses problèmes.

L’APPEL
Chers frères, chères sœurs, la situation est grave. Et comme c’est le cas, dans toutes les nations modernes, le changement provient toujours des Elèves et étudiants.
L’histoire récente du monde a démontré que pour la recherche de la démocratie, c’est le milieu de l’éducation, le milieu estudiantin, qui est à l’avant-garde de la poussée démocratique. La Côte d’Ivoire n’est pas en reste.
L’école selon moi, doit demeurer la priorité des priorités. Elle doit être cet espace qui offre des opportunités à notre jeunesse. Elle doit être ce lieu par excellence d’application du principe de l’égalité des chances. A l’école, il doit régner  toute sorte de liberté.
Houphouët Boigny n’a-t-il pas dit que quand il y a la paix, il n’y a plus de peine. Oui donnons nous les moyens de parvenir à une véritable paix, avec des hommes de paix et amoureux de notre pays.

LE PROCESSUS ELECTORAL
Je comprends le sens de ce rassemblement et les motivations de votre choix. Je voudrais vous dire que nous avons beaucoup de choses à faire ensemble. Nous avons notre nation à bâtir notre pays à reconstruire et cela passe par l’identification et l’inscription sur la liste électorale. Impliquons-nous dans le processus d’identification. Des séances de rattrapage doivent se faire avec nous. Peut-être pas forcement pour nous même. Mais pour notre entourage. Il faut que chacun comprenne que l’instrument pour pouvoir figurer au choix pour procéder au changement est de figurer sur la liste électorale. Les critères de certification des élections ont été rappelés. Au Cœur de ceci, figure en bonne place la liste électorale. Si cette liste est fidèle, nous avons donné à la Côte d’Ivoire les éléments de procéder à une élection juste et transparente. En plus de la liste électorale, il y a le rôle que devra jouer la presse. Tout en les saluant ce matin pour leur présence, je leur demande notamment à la télévision nationale et à la radio nationale et l’ensemble de la presse majeure, c’est que la couverture par exemple de ce rassemblement soit fait de la meilleure manière et la diffusion des éléments en temps réel. La démonstration de ce jour, doit être sue de tous, par votre canal. La Côte d’Ivoire toute entière doit savoir que l’heure du changement a sonné et que la presse est prête à satisfaire le critère de certification des élections qui lui incombe.
Hier encore nous apprenons que les étudiants doivent cotiser 1000 franc chacun pour le redéploiement des forces l’ordre sur l’étendu du territoire national. Je crois qu’il faut être objectif. Ceux pour qui, nous devons cotiser aujourd’hui, ce sont nos élèves et Etudiants. Il faut que les ivoiriens cotisent pour améliorer le niveau et la qualité de notre enseignement.
Dans quelle république sommes nous pour que des questions majeures qui révèlent de la marche de l’Etat, comme le redéploiement de l’administration, ce soit des individus qui s’autorisent à mettre en place une coordination pour procéder à la collecte des fonds et qu’en dehors de toute procédure, on désigne des gens pour collecter de l’argent au détriment des ivoiriens .A quoi sert notre trésor public ? A quoi servent  nos services ?  Comment peut-on accepter que des impôts indirects soient prélevés sur des citoyens par des procédures illisibles ? Je refuse cette république qui n’a plus de règle. Je combattrais ces pratiques malhonnête qui n’honore pas notre république. Je m’oppose à ces agissements de République bananière.
Je salue le président ADIKO et l’ensemble de son bureau .Je salue tous les représentants du MEV-ATM à Abobo, à Yopougon, à Cocody, à Port Bouet, à Macory …
Toutes nos salutations à toutes les organisations estudiantines qui on facilité l’installation du MEV-ATM. Je voudrais féliciter la FESCI et son premier responsable, Mian Augustin pour le choix de l’orientation du mouvement, une option démocratique et responsable.
Tous les actes qu’il pose, contribuent à redonner à cette organisation ces lettres de noblesse. D’ailleurs, un pacte est signé entre nous, qui fait de moi, le parrain de toutes les cérémonies d’excellence organisée par la FESCI. Nous en avons déjà organisé deux. A la faculté des Sciences Economiques à Cocody et à l’université d’Abobo Adjamé. Environ cinq courriers d’invitation à parrainer ce genre de cérémonie dans les grandes écoles sont sur nos tablettes. Et nous  y adhérons parce que le mérite est une valeur que nous devons célébrer pour l’avènement de la nouvelle Côte-d’Ivoire.
L’université doit être un champ d’expression des libertés par excellence. Nous devons agir autrement pour garantir à notre jeunesse les chances d’insertion dans le tissu social. J’en appelle à la fédération de toutes les initiatives de toutes les énergies pour en garantir la pertinence et l’efficacité. Pour nous, il faut faire triompher la cause pour laquelle nous sommes là ce jour et nous donner satisfaction.

LA CANDIDATURE A LA PRESIDENTIELLE
Il faut que vous soyez maître de votre destin. Certains sont venus ici avec leur bébé et toute la signification du pacte que nous signons ce jour est ainsi mis en relief. Oui nous avons le devoir de céder à ces bébés, à nos enfants un pays qui ne leur donne pas les raisons de désespérer.
Notre pacte d’espoir doit amorcer la métamorphose de notre société.
Je suis prêt à conduire la jeunesse ivoirienne vers un destin reluisant. J’assume pleinement la responsabilité d’avancer avec vous.
Je suis le candidat de la paix et je crois qu’il n’y a pas que nous pour garantir à la Côte-d’Ivoire une véritable paix. Il ne s’agit pas de voter pour voter. Il s’agit de donner à ce pays, celui qui fera que la paix définitive vienne. Nous incarnons cela. Avec vous et le soutien de Dieu, nous y arriverons. Parce que vous comptez  sur moi et je n’ai pas le droit de vous décevoir.
Vous êtes venu me dire que vous voulez bâtir la nation avec moi. 
Je mesure l’engagement de l’ensemble des ivoiriens incarné par cette composition « nationale » du bureau de Mev-ATM, à bâtir la nouvelle nation de rassemblement avec nous. La Côte d’Ivoire a besoin de ce genre de situation où tous nous nous retrouvions sans suspicion. Où le ressortissant de l’Est se retrouve comme chez lui à l’Ouest. Où celui du Nord n’a rien à craindre du Sud. Ce pays que nous avons connu où il faisait bon à vivre que nous pouvons encore reconstituer.
Quelques petits inconscients s’amusent à distraire le peuple. A le diviser. Mais, on se connaît dans ce pays et nous ne nous laisserons pas faire. Nous allons y aller, franchement. Nous allons construire cette nouvelle nation de fraternité, de solidarité et de cohésion nationale. Nous allons travailler pour que chaque jeune redevienne l’espoir de ces parents. Pour qu’il est ses chances de s’en sortir. Nous en avons les moyens. Evitons que nos jeunes se sentent inutiles à la nation évitons que nos jeunes désespèrent de leur pays communauté. Ma vision de ce pays est qu’il faut discriminer positivement. Notre projet de société propose des solutions à chaque problème des ivoiriens.
Dire que chaque enfant de ce pays recevra les fournitures et l’éducation scolaire gratuitement est démagogique. Il faut aider ceux qui ne rient pas les moyens de subvenir aux besoins scolastiques de leurs enfants, au détriment des peu riches. Des instruments existent pour permettre à tous de bénéficier du minimum de soutien de l’Etat. Le pays doit promouvoir la discrimination positive. Il faut proscrire les schémas du genre, nous avons 10 millions pour les femmes. Pour quoi faire ? Et comment y avoir accès ? Si des fonds existent pourquoi ne pas remplir les conditions d’octroi pour les peu démunis c’est ça, la solidarité.
Allez, envahir l’Université. Portez le message de l’UDPCI et de son président Qu’il n’y ait aucun palier des cités Universitaires où vous n’y ayez des représentants. Qu’il n’y ait aucune faculté, aucun amphi théâtre où on ne parle de la nouvelle Côte d’Ivoire à bâtir. Toutes les salles de TD, toutes les classes de nos lycées doivent avoir un représentant du Mev-ATM.
Mettez-vous au travail de manière résolue, dans la cohésion et dans l’engagement. Le 29 novembre prochain, nous allons marcher sur le palais présidentiel. Vous savez, le 29 novembre fait parti des périodes fastes où je suis capable de tout gagner.
Dans la mission que vous vous êtes assignés et que nous soutenons, vous serez confronté à beaucoup d’obstacles. A l’Udpci  nous disons que la victoire est, au bout de l’effort. Quelque soit le degré de l’obstacle, soyez convaincu de votre capacité à le franchir. Soyez téméraires et assidus dans l’effort. Soyez des hommes de conviction et de combat.
Je le dis à chacun de mes adversaires. « Vous vous croyez forts, hé bien, je suis plus fort. Et avec les Etudiants autour de moi, je vais vous battre ».
C’est une immense joie de partager ces moments avec vous. Je reviendrais à l’université présenter mon projet de société au monde universitaire. Avec vous à mes côté de mesure déjà la pertinence de mes propositions.
Restons unis. Ce qu’il y a de plus important c’est l’avenir. C’est ce qu’on aura demain.
Merci à tous.

 

 


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