La transhumance, du latin trans (de l'autre côté) et humus (la terre, le pays), est la migration périodique d'une part du bétail (bovidés, équidés et ovins) de la plaine vers la montagne ou de la montagne vers la plaine, d'autre part des abeilles d'une région florale à une autre, et ce en fonction des conditions climatiques et donc de la saison.
Cette définition, je la tiens de l'Encyclopédie libre de Wikipédia et vous comprendrez aisément comment BLON Blaise, TIA MONNET Jacqueline, KAHE Éric, BONY Claverie, OULEHI TIA, BAHOU DOUE Joël, BLEU Lainé et même les fils indignes du Fondateur de l'UDPCI, je veux citer GUEI Franck ; ils sont tapis encore dans les rangs des Partis Politiques attendent leurs jours de revirement. Ce sont vraiment des véritables Bovidés, équidés et ovins.
Le bétail est sous la responsabilité du berger, les hommes de foi et de loi sous la responsabilité d'un Pasteur, d'un Imam, d'un Rabbin et le Chef de Parti Politique est garant de sa formation Politique. Chacun a sa fonction et l'anime.
Non, je ne parle pas de Martin LUTHER KING, pasteur et politicien, pasteur même dans la politique, il a guidé son peuple sur le chemin difficile de la dignité humaine.
Non, hélas. Je parle d'un sujet beaucoup plus prosaïque : La Transhumance politique.
Un parti politique a pour rôle principal de former l’opinion et ses militants par un encadrement doctrinal et idéologique. C’est grâce à cette formation assurée par le parti que seront connues les idées, le programme dont se réclame tel ou tel candidat qui sollicite de ce parti, son investiture à une charge politique. C’est donc par la formation qu’il assure à ses membres qu’un parti en fait des militants fidèles à la cause commune et pétris d’une éthique qui leur interdit tout vagabondage, toute errance.
Encore Mesdames et Messieurs les Bovidés, équidés et ovins, quel encadrement doctrinal et idéologique allez-vous faire dans votre nouvelle mission avec GBAGBO
Laurent ? Drôles d'affamés.
La transhumance politique en fait, c'est un joli mot pour désigner une réalité bien moche. Ceux qui changent de partis politiques du jour au lendemain n’ont aucune idéologie et cherchent à servir leurs desseins personnels.
J'ai longtemps perçu le terme comme extrêmement ironique et péjoratif. Or il me semble que le terme est désormais bien officiel surtout en cette période électorale.
Le Président Albert MABRI TOIKEUSSE demande la mise en place d'une loi sanctionnant la transhumance politique. Oui Monsieur le Président MABRI TOIKEUSSE, l'émergence de cette loi réhabilitera la politique, par le retour des militants vrais. Ce sera la fin de la transhumance et du vagabondage politique.
En effet, aussi bien à l'UDPCI que dans d'autres formations politiques de l'opposition ivoirienne, je veux parler du PDCI-RDA, du RDR, du MFA, on désigne ainsi ces migrations de dirigeants politiques, où on voit tel grand cacique politique rejeter profession de foi et oripeaux idéologiques pour aller se jeter dans les bras souvent bien remplis d'un parti mieux servi des derniers publics. Quel honte!
Encore en effet, parler de transhumance politique c'est parler de migration vers des pâturages plus verts, preuve flagrante que l'intérêt de ces gens n'est pas dans la défense des idéaux qu'ils prétendent porter, qu'ils sont mus pas des instincts bassement alimentaires. Les grands discours patriotiques, les principes idéologiques, les convictions intimes et les engagements d'une décennie s'effacent d'un coup devant l'appel du ventre.
Et là, je ne peux qu'être épaté par l'aplomb de nos derniers migrants, en reconnaissant leurs actes dans cette expression où ils font preuve d'une si totale honnêteté, d'une si grande franchise qu'on est plutôt proche du mépris.
Jusque là pourtant, ce n'est que le spectacle désolant d'hommes indignes, se trainant dans la boue de leurs trahissions, qui dégoute peut être l'observateur délicat et révolte le jeune idéaliste.
Je peux ignorer.
C'est « Gbê dans Gbê » comme on le dit chez nous, et je peux assener un « tous pourris » méprisant et aller voir ailleurs.
Là où l'analogie devient insultante cependant, c'est quand on pense que, parlant de transhumance, le véreux politicien de BLON se voit plutôt berger. Voila donc les militants et les électeurs traités comme un vulgaire bétail qu'il amènerait paitre ailleurs. Comme le veau au raisonnement limité, les ouailles du politicien peuvent naïvement croire que c'est pour leur bien, tandis qu'ils cheminent l'œil bovin ou le pas enthousiaste sur le chemin de ... l'abattoir.
Cette expression et la pratique qu'elle désigne me semblent alors bien plus intolérables. Oui, nous sommes le bétail que les politiciens élèvent et vendent pour grossir leur bourse et ils nous le disent en toute franchise.
Martin LUTHER KING, politicien pasteur est parti. Bienvenu à l'ère des politiciens éleveurs.
Broutez donc, Ô bétail politique, la foire de 2010 est là pour vous, on vous veut dodus.
Yako à tous ces jeunes qui bradent leurs jeunesses en suivant ces bras cassés (BLON Blaise : bulldozer en panne, et consorts), c’est l'une des causes de votre éloignement de la politique.
La victoire est au bout de l'effort et l'effort fait des forts.
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