Le fils aîné de feu le Général Robert GUEÏ, a indiqué récemment dans la presse qu’il entendait récupérer très bientôt, l’héritage politique de son père, c'est-à-dire l’UDPCI. Dans une déclaration, le Dr Franck Guéï Sahi a interpellé le président du parti sur le « malaise qui détruit le parti de son père », avant d’inviter le Dr Albert MABRI TOIKEUSSE à mettre « un peu d’eau dans son vin. »
Franck est certes le fils biologique de feu le Général Robert GUEÏ, ce qui lui donne des droits sur l’héritage de son défunt père. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il habite la résidence de l’ex-Chef de l’Etat dans le quartier chic de l’Indénié dans la commune du Plateau. C’est également ces droits qui lui ont permis d’entrer en possession de tous les autres biens meubles et immeubles, qui étaient autrefois les propriétés du père du « bon ton ».
Mais de là à vouloir s’immiscer dans des affaires qui ne sont pas siennes, nous disons non. Car contrairement à ce que Franck peut penser, l’UDPCI n’est pas et ne sera jamais sa propriété, parce que parti politique légalement constitué. L’UDPCI n’est pas une un patrimoine mobilier
qu’on peut s’approprier moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes.
Que le sieur Franck sache d’emblée que ne devient pas chef de parti politique, et singulièrement de l’UDPCI qui veut. Dans la maison arc-en-ciel, il faut d’abord être militant et remplir un certains nombre de conditions.
Alors nous invitons donc le Conseiller du Président Laurent Gbagbo chargé des questions de santé rurale à se rendre au
siège du parti afin de prendre sa carte de militant, s’il caresse éventuellement le désir de devenir un jour président de l’UDPCI. Qu’il sache toutefois que le Dr Albert MABRI TOIKEUSSE, Président de l’UDPCI et candidat du parti à la prochaine élection présidentielle est à la tête de cette formation parce que les militants l’ont voulu.
Pour mémoire, sachez cher frère que c’est à l’issu d’un Congrès qu’il a été désigné pour succéder à votre défunt géniteur. Où étiez vous pendant tout ce temps, vous qui semblez subitement très préoccupé par « l’héritage » de votre père ?
Nous pensons plutôt que, ce que le Général Robert GUEÏ n’aurait jamais accepté de son vivant, c’est de se laisser manipuler pour de l’argent. Pour le respect de la mémoire de votre père, fondateur de l’UDPCI, pourquoi ne vous érigez vous pas en facilitateur pour mettre un terme à ces querelles fratricides, au lieu d’attaquer gratuitement le Président Mabri ?
Pour finir, sachez que comme vous et comme tous les ivoiriens, les militants de l’UDPCI attendent avec impatience, les résultats de la commission d’enquête sur l’assassinat de votre père, le Général Robert GUEÏ.
Seulement sachez ceci (au cas où vous l’ignoriez) :
- Quelques mois avant son assassinat, le fondateur de l’UDPCI avait prononcé officiellement la rupture de notre alliance avec le FPI au parlement.
Dès les premières heures de l’attaque de la ville d’Abidjan le 19 septembre, les plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat à savoir : AFFI N’Guessan (Premier Ministre), Lida Kouassi Moïse (Ministre de la défense), et Alain Toussaint, Conseiller Spécial du Président de la république, ont accusé ouvertement sur les antennes de chaînes étrangères, que le Général Robert GUEÏ serait l’instigateur de cette insurrection
- Retenez enfin, cher frère, que les militants et sympathisants de l’UDPCI vouent une entière confiance en leur président le Dr Albert MABRI TOIKEUSSE, qui ne ménage aucun effort pour faire avancer le parti.
Malgré les soubresauts, l’UDPCI est plus que jamais debout, et déterminé à extirper tous les ténias en son sein, mais aussi à combattre tous les aventuriers qui oseraient défier l’autorité de son président.
Dieu vous garde, et vous accorde sagesse et discernement.
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