<<<    RADIO Côte d'Ivoire «La Voix du Rassemblement», Nouvelles fréquences : 103.1 / 103.3 / 105.1 / 107.1 / 107.3 , plus d'infos au 06 72 18 51 / 46 00 61 66 / 66 31 01 62    >>>









info@udpci.org










 


Secrétaire Général :
Pr ALASSANE SALIF N'DIAYE
 

Présidente des Femmes :
Mme Céline DIE BONAO


Président des Jeunes :
YAO KOUADIO Séraphin

 

LIENS UTILES
 www.mabritoikeusse.org
www.onuci.org
 www.rezoivoire.net

PRESSE NATIONALE
  Fraternité matin
  Le Nouveau Reveil
  Soir Info
  Le Patriote
  Le Jour Plus

PRESSE INTER
  Le Monde
  Jeune Afrique


Nommé Ministre des Transports, Dr Albert FLINDE, Ministre des Transports et
1er Secrétaire Général Adjoint de l'UDPCI s'est confié à nos envoyés spéciaux à Man :

" JE REITERE MA LOYAUTE A L'UDPCI "

Propos recueillis par Jack LOUAMY et Gondo Octave

 

Qui est le Docteur Albert FLINDE ?
Albert FLINDE sur le caveau de Robert GUEÏ



Le Dr Albert FLINDE, 1er Secrétaire Général Adjoint de l’UDPCI et Secrétaire Technique Permanent de la Direction nationale de campagne du candidat MABRI,  vient d’effectuer une visite dans les départements de Duekoué, Man, Biankouma et Danané en compagnie du Président du parti. Dans l’interview qu’il nous a accordé, le Dr Albert FLINDE par ailleurs maire de la commune de Man et Ministre des Transports, nous donne les raisons de cette visite, et dévoile un pan des tâches qu’il doit accomplir dans ce gouvernement dit de mission. Entretien.


Vous venez d’une visite dans l’Ouest du pays avec le Président du parti le Dr Albert Toikeusse MABRI. Est ce qu’on peut savoir les motivations de cette visite ?

A la suite de l’honneur que le Président du parti m’a fait en permettant ma nomination au Gouvernement, il s’agissait pour nous d’aller annoncer la nouvelle à nos parents de l’Ouest, ainsi qu’à nos militants qui étaient un peu perturbés par un certains nombre d’informations, par les déclarations de certaines personnes. Donc le Président du Parti a jugé bon d’aller lui-même donner la nouvelle à nos parents et lever toute équivoque. Nous avons donc fait 10 étapes en trois (03) jours, depuis Duekoué, jusqu’à Zouan-Hounien.

Vos impressions par rapport à l’accueil chaleureux qui vous a été réservé.
L’accueil… je dirai d’ailleurs les accueils chaleureux qui nous ont été réservés permettent de jauger notre poids sur le terrain. Cette mobilisation extraordinaire ne m’étonne pas. Nous nous sommes rendus compte que nous restons maîtres de notre bastion. Donc je ne suis pas surpris. Je suis tout de même heureux face à la réaction de nos parents de l’Ouest montagneux, et de façon particulière la commune de Man et le département de Man.

On a entendu qu’il y a eu des tentatives de démobilisation des populations, surtout à Man, la commune que vous dirigez. Qu’en est-il exactement ?
A Man ça ne nous surprend plus. Ce n’est pas un fait nouveau et nous ne sommes donc pas étonnés. On sait qui sont les auteurs de ces tentatives de démobilisation. Donc on ne va pas s’émouvoir pour ça. Vous savez à Man, nous avons beaucoup d’espèce de militants, et de responsables politiques. Donc leur attitude ne nous surprend pas.

Au cours de votre tournée dans l’Ouest, vous avez fait une escale à Kabacouma, où vous êtes allé vous recueillir sur la tombe du Général Robert GUEÏ. Pour vous qu’est ce que ce geste signifie ?     
Nous sommes allés avec le Président du Parti, et il m’a confié à l’esprit du Général GUEÏ. Il a expliqué les raisons de son retrait du Gouvernement, tout en indiquant que c’est moi qui vais représenter le Parti au sein de l’équipe gouvernementale. C’est donc cette situation que le Dr Albert TOIKEUSSE MABRI est allé présenté à notre premier Président, inspirateur créateur de l’UDPCI. C’était un acte très pathétique,  et c’est pour cela qu’on a demandé que le Général Robert GUEÏ soit enterré à Kabacouma, afin que ce soit un lieu de pèlerinage. Pour nous c’était utile, il fallait le faire et nous l’avons fait. Nous considérons que nous avons sa bénédiction et que la mission qui nous a été confié au niveau du Gouvernement sera couronnée de succès.

Par rapport à vos attentes, peut-on dire que cette visite dans l’Ouest a été une réussite ?
Vous pouvez vous-même faire votre jugement par rapport à ce que vous avez vu à Duékoué, à Logoualé, à ce que nous avons subit à Man le vendredi. Le samedi nous avons eu une cérémonie purement administrative avec la journée internationale de la femme. Mais surtout le dimanche, de Biankouma à Zouan-Hounien, en passant par les villages de la sous-préfecture de Man, par Mahapleu et Danané, et l’apothéose de Zouan-Hounien. C’était tout simplement fabuleux. Mais ça ne nous surprend pas. C’est le même accueil que la population nous réserve chaque fois. C’était une réplique de la mémorable randonnée du 24 juillet 2009. Cette tournée donc devait nous permettre de vérifier nos militants, nos populations, nos parents se portent. On a constaté qu’ils se portent bien, et aussi qu’ils nous portent toujours dans leur cœur.

Monsieur le Ministre, vous arrivez à la tête d’un département un peu difficile avec ses acteurs. Peut-on savoir les grandes lignes de votre politique des Transports pour que le secteur soit apaisé?
Le 9 mars déjà, lors de la cérémonie de passation de charge, j’ai eu à indiquer ce qui pourrait être ma feuille de route à savoir premièrement la continuité des actions que le Président MABRI alors Ministre des Transports avait initié. Ensuite, s’il y avait des inflexions à faire, ça devrait être pour l’amélioration.
Le Ministère des Transports est un département qui concerne quatre (04) domaines précis de façon exhaustive : le transport Routier, le transport Ferroviaire, le transport Maritime, et le transport Aérien. Avec l’ensemble des actions communes, il faut mettre des actions en œuvre pour pouvoir intervenir dans chacun de ces moyens de transport.
Au niveau des transports Routiers, nous avons trouvé un secteur en léthargie. Un secteur marqué par son caractère un peu informel, bien que le secteur contienne des potentialités organisationnelles, matérielles et même financières. Nous avons posé un certains nombre d’actes. Il y avait une grande réforme qui était en cours mais qui était bloquée dans sa phase d’exécution. C’était la reforme sur le changement du permis de conduire, pour passer du format trois (03) volets, au format carte de crédit. Nous avons débloqué la situation et le chantier est en cours.  Maintenant nous comptons l’élargir en renforçant et en opérationnalisant la décentralisation, c'est-à-dire l’installation des guichets uniques des permis de conduire à Korhogo et à Man. Les installations sont déjà prêtes. Il ne reste qu’à les rendre opérationnelle, puis penser à l’extension à San-Pédro, à Abengourou, et Gagnoa. Daloa et Yamoussoukro ayant déjà été faits. Toujours dans le domaine du transport Routier, nous comptons renforcer l’organisation au niveau du secteur. C’est les questions de gares routières, les questions d’acquisition du matériel pour renouveler les engins roulants. Et l’autre aspect c’est l’opérationnalisation du fond de développement des transports. Lorsque le Président du Parti était encore à la tête de ce département, le fond avait été créé, maintenant il faudra le mettre en puissance, et c’est ce que nous allons faire.
Au niveau du secteur Ferroviaire, qui a fait l’objet d’une concession à SITARAIL par les Etats de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, les investissements doivent être réalisés dans un cadre où l’Etat doit intervenir. C’est donc ce à quoi nous allons nous atteler.
Dans le secteur maritime, il y a un dossier important que nous allons opérationnaliser. C’est le dossier concernant le code maritime. Mais cela sera d’abord précédé d’une grande réunion où les acteurs nationaux et même internationaux, vont discuter à l’occasion des états généraux de la mer. Cette rencontre il faut le rappeler a déjà été reportée à deux (02) reprises pour des raisons de calendrier, sous MABRI alors Ministre des Transports. Puisque le dossier est déjà près, dès la semaine prochaine, je vais voir avec le Premier Ministre et le Président de la République pour que de façon formelle, on puisse organiser cette rencontre. Et les états généraux de la mer ont une conclusion importante qui est de booster le processus d’adoption du code maritime, qui est un dossier qui traine depuis 2005.
Au niveau Aérien, nous allons faire ce qu’il y a lieu de faire pour déboucher à la certification d’ici un (01) an, à la certification de l’aéroport. C’est un dossier qui lui aussi est en cours depuis plusieurs années. Nous avons échoué à plusieurs reprises. Mais il faut noter que quand le Dr Albert TOIKEUSSE MABRI occupait ce ministère, il a eu beaucoup d’avancé sur ce dossier et il a permis d’obtenir le code aérien, signé par le Chef de l’Etat sous la forme d’une ordonnance. Ce code  a ouvert un certain nombre de perspectives qu’il faut opérationnaliser à travers des décrets, des arrêtés, des décisions pour nous permettre d’aller vers la certification dans un (01) an au maximum.
Il y a d’autres dossiers qui ont été préparé par mon prédécesseur, et que nous comptons présenter en Conseil des Ministres pour les faire valider et les rendre opérationnels. Dans le secteur aérien, il s’agit par exemple de la gestion de l’assistance en escale à l’aéroport. Il implique le ministère des Infrastructures Economique, et le ministère des Transports. Il y a également le dossier Air Ivoire qui est en cours. Nous allons voir aussi comment essayer d’améliorer la gestion de Air Ivoire. Voici donc quelques points des priorités que nous allons mettre à jour.  

Monsieur le Ministre, au-delà d’être un collaborateur du Chef de l’Etat, quels sont vos rapports privés avec M. Laurent GBAGBO ?
Je le connais à Paris depuis Mars 1983, lorsqu’il était en exil. Nous avons fait connaissance. Et même à Nanterre, où j’ai assisté à des présentations de thèse où il était enseignant. Puis bon, lors de mon mariage, il était présent comme tous les ivoiriens que j’ai invité. C’est ce qui a valu cette polémique qu’il n’est pas nécessaire d’évoquer ici.

Vous êtes également le Secrétaire Technique Permanent de la Direction nationale de campagne du Président-Candidat de l’UDPCI, le Dr Albert TOIKEUSSE MABRI. Pensez-vous pouvoir gérer tout ça en même temps ?
D’abord il faut savoir qu’avant même que je n’occupe ce porte feuille ministériel, j’étais maire de la commune de Man, Directeur de Cabinet du ministre des Transports,  1er Secrétaire Général Adjoint du Parti en charge de l’administration et de l’élection. Et donc ce qui est nouveau, c’est le poste de Ministre des Transports. C’est vrai que ce n’est pas négligeable, mais il faut que les gens comprennent qu’avant d’être ministre, je suis d’abord militant de l’UDPCI. Et en tant que militant du Parti, j’ai des missions que j’entends mener à terme. Je vais donc continuer à intervenir dans l’animation du Parti. Je participerai aux réunions de Direction du Parti, ainsi qu’aux différentes activités du Parti. Il n’y a pas de problème à ce niveau. C’est vrai que ces derniers temps compte tenu de mes charges, j’ai dû sacrifier ma participation aux activités de l’Union des Ville et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI) où je suis vice –président, mais j’ai l’intention de les reprendre. Donc pour le Parti, il n’y a pas de problème. Je suis membre du Gouvernement, je suis militant. J’essaierai de m’entourer d’une équipe pour donner des résultats à chaque niveau.

Peut-on savoir déjà au niveau du Secrétariat Technique Permanent, ce qui a été déjà fait et qu’est ce qui reste à faire ?
Je dois dire que la crise sur la double dissolution de la CEI et du Gouvernement nous a un peu perturbées. Mais nous allons reprendre les travaux là où nous les avions laissés. Je rappel qu’au mois de janvier, nous avons fait un séminaire à la résidence du Président du Parti dont les résolutions (que j’ai déjà rédigé d’ailleurs) permettent de disposer un programme d’activités de lancement de la campagne du Président. Donc d’ici quelques jours, nous allons reprendre ces conclusions, les faire valider par le Secrétaire Général du Parti et les faire endosser par la Direction Nationale de Campagne à l’effet d’aller sur le terrain pour les rendre opérationnels. Puisque ça n’a pas encore validé par le Secrétaire Général, souffrez donc que je ne vous en dise pas un mot.

Il se dit dans la presse et même partout ailleurs, que vous n’allez certainement pas échapper aux tentatives de débauchage du camp présidentiel. Qu’est ce que vous pouvez dire à ce sujet pour tranquilliser vos militants ?
J’ai rassuré le Président MABRI, j’ai rassuré les membres de la haute Direction du Parti. A Man j’ai eu l’occasion de rassurer les militants. Mais comme vous m’offrez l’occasion de le dire, je réitère ma loyauté, ma fidélité à l’UDPCI. Nous sommes les fondateurs de ce Parti. J’ai eu beaucoup d’occasion de me faire acheter ou de rallier d’autres camps, mais l’idée de quitter le Parti ne m’est jamais venue à l’esprit. Je sais que le Président du parti lui-même est rassuré. Il sait ce que je suis capable de faire, parce que nous avons travaillé ensemble depuis 2000, avec le Général GUEÏ, jusqu’à ce jour, en passant par le Congrès Extraordinaire de 2005. Donc il n’y a pas de problème à ce niveau. Je demande aux militants de rester tranquille, et de me faire confiance.
Etant dans ce Gouvernement, je ferai en sorte de ne pas ternir l’image du cadre de l’UDPCI que je suis. C'est-à-dire, il faut que je réussisse la mission pour laquelle j’ai été appelé au sein de l’équipe gouvernementale. Et pour réussir cette mission, il y a un minimum d’égard. Il y a des choses qu’il faut faire, et d’autres qu’il ne faut pas faire. J’ai le droit de réserve, en tant que Ministre de la République, mais je reste tout de même militant de l’UDPCI. Je ferai donc en sorte de ne pas déraper d’un côté, comme de l’autre. Le Chef de l’Etat nous a dit que devons faire en sorte que tout en représentant nos Partis dans le Gouvernement, par rapport à l’accord de Marcoussis, il y a un minimum de droit de réserve qu’il faut observer. Il faut par exemple éviter d’écorcher le Chef de l’Etat et le Premier Ministre dans les cérémonies publiques, et par solidarité gouvernementale, ne pas remettre en cause les décisions qui ont été prise en Conseil des Ministres. Et ça me parait être élémentaire. Je suis à l’aise pour observer cela. Mais à part ça, je reste militant de l’UDPCI. Que les militants se rassurent.


Qui est le Docteur Albert FLINDE ?
Albert FLINDE sur le caveau de Robert GUEÏ
 

   Plan du site | Contacts | Copyright ©2007 UDPCI. Tous droits réservés                                            Résolution d'écran conseillée : 1024 * 768