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Le Professeur ALASSANE SALIF N’Diaye se prononce sur l’actualité politique nationale, notamment sur la nouvelle configuration de la Commission Electorale Indépendante (CEI), et le gouvernement SORO 2. Le Secrétaire Général de l’UDPCI par ailleurs Directeur National de Campagne du candidat Mabri parle également de la vie du Parti, et soulève un coin de voile sur sa stratégie de campagne.
SITUATION SOCIO-POLITIQUE EN COTE D'IVOIRE
Monsieur le Secrétaire général de l’UDPCI, que pensez-vous de l’insurrection qui a eu lieu ces derniers temps à Abidjan et dans bien de villes du pays ?
Je dirai que les manifestations qui ont eu lieu ces derniers temps en Côte d’Ivoire sont légitimes. Parce qu’après la publication du listing provisoire, des électeurs en Côte d’ Ivoire, en dehors du mode opératoire, nos amis du camp présidentiel ont essayé de monter un processus qui devait conduire à la radiation d’un certain nombre d’ivoiriens. Je voudrais rappeler que c’est après croisement de fichiers dit historiques, que le listing provisoire a identifié 5 392000 ivoiriens à même de voter. Lorsque ce listing provisoire a été établi, ce sont nos amis du camp présidentiel qui ont estimé qu’il y avait beaucoup d’ivoiriens qui étaient restés en rade et ont estimé qu’il fallait que d’autres croisements aient lieu. Cette mission a donc été confié à l’ex-président de la CEI qui, avec ses informaticiens a pu récupérer presque 1 300 000 personnes, parmi lesquelles il pouvait y avoir des ivoiriens. Et comme la consigne était qu’aucun ivoirien ne reste en dehors de la liste, ce travail a été fait. Et dans un premier temps, il y a eu à peu près 530 000 personnes qui étaient susceptibles d’être des Ivoiriens. En fin de compte, ils sont arrivés à 429 000 personnes. Lorsque ces personnes ont été répertoriées, un disque sur lequel on ne peut apporter aucune modification a été fait, et copie a été remise à tous les partis politiques, ainsi qu’aux CEI locales. Contrairement donc à tout ce qui a été dit, ce document n’était pas clandestin. C’est pourquoi quand l’affaire a éclaté, M. MAMBE leur a demandé de trouver un seul nom qui aurait été ajouté à la liste provisoire. Ils n’ont rien pu prouver évidemment, parce que le type de disque qui a été donné aux partis politiques, devrait seulement permettre de faciliter le travail et récupérer des ivoiriens qui n’avaient pas encore été inscrit sur le listing électoral. C’était tout l’objet du disque des 429 000 personnes. On en a fait un scandale, des fraudes, des inscriptions illicites, sans aucune preuve …
Le camp présidentiel reprochait a MAMBE d’avoir agit en dehors du cahier de charge de la CEI…
Avant que ce disque ne soit remis aux CEI locales, il a fait l’objet de l’approbation de toute la CEI. Le facilitateur en était informé, le Premier Ministre également. Tout le monde était au courant.
Donc pour vous les accusations portées contre la personne de M. BEUGRE MAMBE sont infondées ?
On l’a dit. Cette affaire a été montée de toute pièce. Ils ont créé une situation dont l’objectif final était de retarder le processus de sortie de crise. Parce qu’au jour d’aujourd’hui, personne n’a démontré que Beugré Mambé a fauté. Beugré Mambé alors président de la CEI avait jusqu’alors observé son droit de réserve. Il ne voulait pas entrer dans une quelconque polémique. Mais lorsque les choses en sont arrivées là où elles sont arrivées, il a fait la lumière sur ce qui s’est passé. Mais comme il n’y a pas plus sourd que celui qui refuse d’entendre, et plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, ils ont balayé cela du revers de la main en disant qu’il a fauté, il a triché etc. Mais les gens sont allés plus loin en disant que ces 429 000 personnes sont des militants du RHDP. On décrète que ce sont des militants de l’opposition, que Mambé a voulu ajouter. Il fallait dans une certaine mesure, déstabiliser la CEI parce que le problème fondamental, c’est que la CEI est maîtresse dans le processus électoral. Donc il fallait la déstabiliser. C’est la raison pour laquelle ils ont créé le problème Mambé.
Revenons aux manifestations qui ont paralysé le pays pendant plusieurs jours. Avez-vous levez le mot d’ordre ?
Je voudrais vous expliquer la nature des manifestations qui ont eu lieu ces derniers temps. Celles-ci n’ont pas eu lieu à partir de mots d’ordre lancés par le RHDP. Que s’est il donc passé ? Lorsque le listing provisoire a été affiché et envoyé, des députés, des hauts responsables du FPI regardaient la liste et sur la base des patronymes, insinuaient qu’un tel ou un tel n’est pas ivoirien. Donc, des listings de radiation ont été confectionnés par des gens du camp présidentiel. Je prends par exemple le cas de Guitry où il a eu 157 personnes à radier. Et lorsque vous regardez la liste, c’est des Coulibaly, des Traoré, des Diomandé etc. Sur ces 157 personnes à radier, il n’y avait que 2 noms qui n’étaient pas des noms Malinké. Il y a eu les mêmes cas à Divo, à Duekoué, à Man, à Gagnoa etc. Je prend le cas d’Attécoubé où c’est la présidente des femmes du FPI qui a dressé la liste de ceux qu’on devait radier sous prétexte qu’ils étaient des étrangers. Alors les manifestations qui ont eu lieu étaient des manifestations spontanées. Ce sont des gens qui étaient déjà inscrits sur le listing provisoire qui un matin, devant le tribunal, voient leurs noms affichés, sous prétexte qu’ils ne sont pas ivoiriens et donc qu’ils sont radiés. Et là encore faut que je vous explique le processus. Lorsque nos amis du camp présidentiel dressent leur listing des gens qui sont supposés être des étrangers, ils les remettent à des juges eux même, militants du FPI. Ces derniers ne rendent même pas de jugement. Il n’y a pas de tribunal qui siège. Dès lors qu’on leur donne les listes, eux, rendent une décision de radiation des individus inscrits sur la liste. Donc, ceux qui sans avoir été entendu par le tribunal ont vu que leurs noms ne figurent plus sur le listing se sont révoltés naturellement. Ces manifestations là ne sont donc pas un mot d’ordre du RHDP. Ce sont des révoltés à juste titre. Mais en tant que Parti politique, nous avions le devoir de les encadrer en leur disant qu’ils ont raison. C’est seulement dans un deuxième temps, que nous avons essayé de gérer cette affaire. Nous avons dit que partout, où cette situation se présentait, nos militants devraient sortir. Voila un peu comment les manifestations se sont amplifiées. Que des gens qui viennent se battre pour ne pas qu’on leur vole leur nationalité, se retrouve avec du plomb dans le corps, c'est-à-dire que nos forces de défense et de sécurité leur tire dessus à balles réelles, c’est déplorable. Cela s’est passé et à Gagnoa, et à Daloa, et à Divo. Le cas de Gagnoa particulièrement est symbolique. C’est la ville du président Gbagbo. Dans leur démagogie habituelle, ils se disaient que les protestations ne pouvaient avoir lieu qu’ailleurs. Mais quand on dit que Gagnoa a protesté, çà veut dire que même les parents du « Christ » ne sont pas d’accord avec lui. C’est pourquoi à Gagnoa il y a eu la répression que nous avons connue. Avec nos 7 morts.
NOUVELLE CEI
Le RHDP a conditionné sa participation au gouvernement par la nouvelle CEI. Qu’est ce que vous gagnez exactement ?
Nous avons le triomphe modeste. L’ancienne CEI avait pour Président, celui que nous avons nommé et qui venait du PDCI. Le 1er vice-président était quelqu’un que nous avons nommé et qui venait du RDR. Le 2ème vice-président était quelqu’un que nous avons accepté qui venait des Forces nouvelles. Le 3ème vice-président est quelqu’un que nous avons désigné et qui venait du MFA, et enfin le 4ème vice-président était quelqu’un désigné par le camp présidentiel. Çà c’était l’ancienne CEI. On a créé l’affaire Mambé. Les gens ont dit que Mambé a fraudé avec le 1er vice-président qui est du RDR. Il faut donc les limoger. Nous avons dit non. La présidence, c’est le président plus les 4 vice-présidents. Si la présidence a failli, ce sont les 4 qu’il faut dégager. Ce qui a été accepté. Nous avons fait les élections avant-hier nuit (ndlr : mercredi24 février). Le Président de la CEI nouvelle est du PDCI. Son 1er vice-président est du RDR. Le 3ème vice-président est du FPI. Le 4ème est du MFA. Et le 5ème est des Forces Nouvelles. Le Secrétariat Technique Permanent est resté entre les mains de l’UDPCI. Et tous les autres membres de la CEI, demeurent à leur poste.
Pour des problèmes de personnes, les gens ont fait tout le grand tintamarre qu’on a connu. Aujourd’hui encore, ils étalent leurs divergences. On a d’un côté Blé Goudé qui crie sur tous les toits qu’il n’est pas d’accord. Et d’un autre côté, Sokoury Bohui qui affirme que celui (Issouf Bakayoko) qui a été désigné à la tête de l’institution est l’homme du consensus etc. C’est la cacophonie à leur niveau. En clair, on a fait la photocopie de l’ancienne CEI, et c’est avec celle là que nous iront aux élections. Ils n’ont que leurs larmes pour pleurer.
Pour revenir au gouvernement je voudrais dire qu’en Côte d’Ivoire lorsqu’on parle de remaniement ministériel, les gens s’agitent dans les partis. Tout le monde veut être ministre. On nous a jeté çà comme appât, pour nous détourner de l’essentiel. Alors que l’essentiel, c’est comment gérer la CEI. Donc nous avons dit, que nous notre problème, c’est d’abord la mise en place de la CEI, son opérationnalité, sa fonctionnalité, et dès lors que la CEI est réglée, on règlera la question du Gouvernement. Gbagbo et le camp présidentiel voulaient nous distraire. On serait agrippé aux histoires de postes ministériels et on allait oublier l’essentiel. Je vais vous dire pourquoi notre préoccupation c’est la CEI : la CEI est au centre de processus électoral. C’est la CEI qui fait les listings, c’est la CEI qui va donner le listing définitif, c’est la CEI qui va donner la date définitive des élections, c’est la CEI et son président qui vont proclamer les résultats au soir du scrutin. Donc il faut avoir quelqu’un là bas qui soit capable de dire (bien que le résultat soit contraire) que c’est Gbagbo qui a gagné. Si on a un président manipulé, un homme de paille qui vient au soir du scrutin donner la victoire à Gbagbo. On créé là une situation. Et comme de l’autre côté (ndlr : conseil constitutionnel) c’est YAO Ndré qui doit entériner ce résultat là, dès lors que le président de la CEI aura parlé, YAO Ndré dans l’heure qui suit, n’aura qu’à valider cette candidature. On boucle Abidjan et tout le pays, et on se retrouve dans une situation de hold-up politique comme on a connu en 2000 avec Honoré GUIE. Donc c’est çà le problème du camp présidentiel. Quel est l’homme qui envers et contre tout, aura le culot de dire que Gbagbo a gagné.
C’est là justement que se situe l’inquiétude des militants du RHDP. A la différence de Mambé qui avait été élu avec 12 voix sur 22, M. ISSOUF Bakayoko a été élu avec 19 voix sur 20. Ce qui signifie que même les représentants du camp présidentiel, ont voté pour.
Je n’entrerai pas dans les détails de toutes les tractations mais je vais quand même vous donner quelques éléments pour que vous puissiez apprécier. ISSOUF Bakayoko a été élu avec 19 voix sur 20 parce que tout simplement le camp présidentiel voulait avoir la 1ère vice-présidence. Et lorsque ISSOUF Bakayoko a été élu, le RDR qui occupait la 1ère vice présidence dans l’ancienne CEI, a présenté son candidat. Donc problème. Ils n’ont pas pu avoir ce qu’ils voulaient. Ils pensaient qu’il y aurait consensus sur les vice-présidents pour essayer de noyauter la CEI. Nous sommes restés dans notre logique. Nous avons gagné largement. En fin de compte ils se consolent en disant que M. ISSOUF Bakayoko a été choisi par Gbagbo. Nous savons tous que c’est le candidat du PDCI. Maintenant s’ils disent que c’est Gbagbo qui l’a nommé, tant mieux.
A propos des 429 000 personnes trouvées sur les fichiers, qu’est ce qui va être fait maintenant?
Ce dossier a été mis de côté. Le facilitateur en a parlé lors de son dernier voyage à Abidjan. Le responsable de la cellule élection de l’ONUCI a eu à dire aussi que le travail de base se fera sur la liste des 5 392 000 personnes. Le cas des 429 000 ayant été le poison dans cette situation, il a été mis de côté.
Et le cas des radiés dans les différentes villes que vous avez citées plus haut…
Çà n’a aucun sens dès lors que ça n’a pas suivi le mode opératoire. Et cela, le facilitateur, ainsi que la cellule élection de l’ONUCI en ont parlé. C’est du bidon. C’est nul et de nul effet. Mais pour montrer notre bonne foi, on a dit qu’on laisse quand même une période de 8 jours pour régler les contentieux sur la base du mode opératoire. Ensuite suivront la sortie de la liste définitive, prévue pour le mois de Mars, puis ce sera l’étape de la distribution des cartes d’électeurs et des cartes d’identité au mois d’avril. Ensuite, la campagne électorale se déroulera sur 15 jours. Donc début Mai, on devrait pouvoir aller aux élections.
J’ai lu les propos de quelqu’un du camp présidentiel qui disait dans la presse qu’il faut qu’on nettoie la liste électorale, ensuite il faut qu’on aille face le désarmement avant d’aller aux élections. Un autre faux problème qu’ils veulent encore soulever parce qu’ils ne veulent pas aller aux élections. Et pourtant on nous a abreuvé ici de sondages en disant qu’il gagnera au 1er tour. Mais si tel est le cas, qu’il se précipite pour aller aux élections, s’il est si sûr de les remporter. Dans tous les pays démocratiques c’est ainsi que ça se passe. Les gens regardent les tendances et lorsqu’on dit que vous êtes en hausse dans les sondages, on crée même des élections anticipées puisqu’on est sûr de gagner. Le FPI ne veut pas aller aux élections c’est pourquoi ils créent tous ces faux problèmes. Le facilitateur et la communauté internationale ont été clair là dessus : on ne touche pas aux acquis.
L'UDPCI
Comment se porte l’UDPCI ?
Bien parce que sur le trimestre écoulé, les gens pensaient qu’ils avaient trouvé l’arme fatale pour abattre l’UDPCI, après toutes les agressions dont nous avons été l’objet depuis 2002. Tout a été utilisé. Je ne parle pas des achats de conscience. Je ne parle pas des ambitions de certaines personnes qui ont assez rapidement vendu leur âme. Je ne parle pas non plus des 6 partis qui sont sortis de l’UDPCI. Malgré cela, non seulement l’UDPCI a survécu mais l’UDPCI prospère. Alors ils ont pensé trouver l’arme fatale. C’est la dernière trouvaille à savoir la création d’une haute autorité qui pensait-on, allait essayer de nous éliminer du paysage notamment dans le grand Ouest. Vous avez vu la hargne avec laquelle la haute autorité nous a combattu. Mais on lui a baissé assez rapidement le caquet. Et je ne sais pas si vous l’entendez parler encore de l’UDPCI et de Mabri. Je crois qu’il a compris. Donc l’UDPCI se porte bien. Nous sommes candidat à l’élection présidentielle et nous sommes candidat jusqu’au bout.
Vous annonciez tout à l’heure 6 partis politiques qui sont sortis de l’UDPCI, il y a eu également des cadres qui sont partis même s’ils ne représentent rien, c’est tout de même des départs qui tendent plus ou moins, à fragiliser d’une certaine façon le parti. Quelle peut être la solution à ces départs ?
Premièrement, que les militants qui restent, continuent d’affirmer leur foi dans ce parti. Ne pas du tout accepter de vendre leur âme. Tous ceux qui par activisme et par opportunisme ont essayé d’entreprendre certaines choses, ont pensé dans un premier temps avoir le luxe qu’ils cherchaient. Mais ça ne va pas loin. Par contre, ceux qui ont la conviction, ceux qui sont fermes sur cette conviction là, ceux qui ont la foi et l’engagement, remontent la pente, même quand par moment ils pensent que la cause est perdue.
Il y en a un qui nous a quitté pour rejoindre le camp présidentiel parce qu’on lui a fait miroiter des choses. Il voulait être ministre et il avait même déjà constitué son cabinet. Mais Le gouvernement a été mis en place et son nom n’y figure pas. Il ne peut pas être dedans parce que quand tu es faux dans la vie, les gens te cataloguent. On sait qui vous êtes réellement. De par votre passé récent, on sait. Et vous bavardez parce que vous avez un objectif, une ambition, une opportunité que vous pensez immédiate et vous vous battez pour ça en vous remuant sur tous les plans. Vous savez, lorsque vous quittez une maison A, pour aller dans une maison B, et qu’on a vu ce que vous avez fait dans la maison A, on se méfie beaucoup de vous. Honnêtement regardez tous ceux qui nous ont quitté, à la vérité, qui est heureux ? Paul Akoto Yao, Oulaï Tiabas, que sont ils devenus ? Feu Guidibo avant son décès, était-il heureux? Danielle Boni Claverie, où est-elle aujourd’hui ? Notre sœur Tia Monnet de Biankouma, que devient-elle ? Notre fils Franck GUEÏ, qu’est ce qu’il devient ? Avant eux, BLEU Lainé en 2001 a refusé de quitter le gouvernement. Bon, c’est une petite marionnette qu’on peut manipuler. Mais il pèse quoi à Man ? Regardez, lisez. Que n’ont-ils pas eu pour nous déstabiliser ? Mais regardez, ils représentent quoi ? Vous pensez saignée. Mais vous savez qu’il vaut mieux perdre des gouttes de sang que de voir une artère ou une veine cassée.
Quand on parle du Nord de la Côte d’Ivoire, on fait allusion au RDR. Quant on parle du centre, on fait allusion au PDCI. Quand on va dans le grand Ouest, c’est l’UDPCI. Mais contrairement à Alassane, Bédié et Mabri, Gbagbo et le FPI n’ont pas de bastion. Il n’a pas de territoire. Et lui aussi veut se prévaloir de l’ouest et de tout le grand ouest puisqu’il a déjà des difficultés chez lui dans le centre Ouest. Regardez l’armada qu’il a déployée dans l’ouest montagneux. Mangly le douanier, le fils Guéï, Douaty, Feh Kessé, Siguidé Soumahoro, Bleu Lainé… Mais malgré cela, notre président règne sur le grand Ouest. C’est de bonne guère quand les gens disent tout le temps qu’il y a saignée. Au niveau des jeunes de l’UDPCI, nous avons presque 350 coordinations, pareil chez les femmes. Sans même parler des mouvements et clubs de soutien. On le dit. Mais à la limite il faut que psychologiquement on nous affaiblisse en ne présentant pas cela. Mais par contre en mettant en exergue les petites saignées. Ils ne savent plus comment affaiblir Mabri et l’UDPCI parce que tous ceux qu’ils ont envoyés ont échoué. Et c’est çà la vérité.
LA CAMPAGNE DU CANDIDAT MABRI
Vous êtes le DNC du candidat Mabri, et la présidentielle c’est pour bientôt. Comment est-ce que l’UDPCI se prépare pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat? Avec quels moyens ? Avec quels hommes ?
Les hommes vous les connaissez. Nous avons plus d’une centaine de Directeurs Locaux de Campagne (DLC) qui sont déjà installés et qui travaillent. Mais à la faveur des sorties, des meetings et tout çà, on va officiellement les installer. Depuis le 29 novembre2009, ils ont tous leur mandat. Nous avons non seulement ceux là, mais nous avons également des DLC dans nombres de pays à l’extérieur. En France, aux USA, en Belgique, en Allemagne, en Espagne etc. D’ailleurs nous avons une mission qui se rendra dans ces pays très prochainement. La mission a été reporté à cause des événements que nous avons enregistré ces derniers temps.
J’ai dit au cours d’un meeting à Gagnoa, que vous n’allez pas voir l’UDPCI louer un hélicoptère pour venir déverser des prospectus. Nous n’en avons pas les moyens, et puis c’est inutile. Il est vrai que les prospectus qu’on déverse ont un effet. Mais le travail que nous sommes en train de faire, est un travail de proximité. Qui ne demande rien. Je dirai très peu. L’UDPCI étonnera la Côte d’Ivoire. Cela repose sur les atouts de notre candidat. D’abord c’est quelqu’un qui a été à l’Ecole. Il a fait ses classes. Ce n’est pas un parvenu sur ce plan là. De plus ce n’est pas un inconnu. Il a dirigé le MEECI à l’époque et il a occupé de hautes fonctions en Côte d’Ivoire. Il a été Ministre d’Etat, Ministre de la Santé, puis Ministre de l’Intégration africaine, et enfin Ministre des Transports. Tout cela, c’est l’accumulation d’expériences, c'est-à-dire une vision de ce qu’est la vie sociale lorsque vous avez la responsabilité de plusieurs secteurs de la société. Mais lorsque vous êtes encroutés dans un ministère, vous devenez inefficace. C’est par habitude que vous gérez. Vous n’inventez plus, vous ne créez plus, et vous vous installez dans la routine. Il est toujours bon, ce genre de changement. Donc c’est l’un des atouts de notre candidat, contrairement à d’autres. Troisièmement, c’est un élu. C’est le verdict du peuple qui l’a choisi comme Député. C’est un autre atout. Enfin c’est sur lui que notre confiance a porté pour gérer notre parti après Guéï Robert. Ce n’était pas évident. Je le dis et je le répète, donnons le pouvoir aux jeunes pendant qu’il est encore temps.
Donc voila les atouts de notre candidat. Expérience, formation, homme du peuple, élu du peuple… c’est pour tout çà que nous allons étonner la Côte d’Ivoire.
V otre mot de fin monsieur le Secrétaire Général.
Avec toutes les péripéties que nous avons connues dans le processus de sortie de crise, nous en sommes à l’étape de vérité. Qui dit quoi, qui fait quoi, qui est de bonne foi, ou qui est de mauvaise foi. Et avec la tentative de passage en force qu’a voulu le camp présidentiel, ils se rendent compte des limites de leurs ambitions. Bientôt les choses vont se clarifier. C’est pourquoi j’ai espoir que nous allons aller aux élections. Ce ne sera pas simple parce que chaque fois qu’on va résoudre un problème, il nous sera posé un autre problème. Mais contrairement à ce que certains pensent, le peuple n’est pas si dupe que ça. Et les révoltes que nous avons enregistrés ces derniers temps montrent clairement que le peuple, quand il en a marre, il dit çà suffit. Alors lorsque nous allons entrer dans les dernières étapes du processus et que le peuple se rendra compte que c’est le camp présidentiel qui fait blocage, il manifestera. Et quand le peuple n’est pas content, c’est le début de la descente aux enfers, c’est le début de la fin. Je crois que la preuve a été faite de qui ne veut pas aller aux élections et de qui créé des blocages pour ne pas qu’on aille aux élections. En voulant se maintenir dans une minorité qui ne fait que se rétrécir comme peau de chagrin, en voulant se maintenir malgré tout avec en prime la menace, l’intimidation, et la terreur parce qu’on pense qu’on contrôle les forces de défense et de sécurité de ce pays. La bataille continue, elle risque d’être rude. |