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5e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE ROBERT GUEÏ
19 Septembre 2007
Meeting à la place de la Concorde de Biankouma

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Discours du SECRETAIRE GENERAL DE L'UDPCI
Pr ALASSANE SALIF N'DIAYE


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Il ne s’agit pas d’une commémoration. Il s’agit d’un souvenir.

Nous sommes en ce saint et béni mois de ramadan. Le mois de tous les souvenirs, le mois du Pardon, le mois de la recherche sincère et profonde de la Paix, dans la vérité.
On pense qu’il est quelque part, loin de vous, loin de nous, seul dans le froid d’une terre qui n’est pas sienne.
On se trompe. On s’est tout le temps trompé et on a trompé.
Robert GUEÏ est ici, parmi nous, avec nous, avec ses parents de KABAKOUMA, de GOUESSESSO, de TOUBA, de BANGOLO, de SIPILOU, de KOUIBLY, de SAN-PEDRO, de GOHITAFLA, de BIANKOUMA, de DANANE, de BLOLEQUIN, de TOULEUPLEU, de MAN, de GUIGLO, de DUEKOUE, … Il est surtout là avec ses parents de SOUMDEBIOUNE et de SAINT LOUIS du Sénégal.
Il parle en ce moment avec ses amis de France, du Bénin, du Gabon, du Mali, du Burkina Faso, du Togo, du Congo,… avec la multitude de ses amis du monde.
Il est là, avec nous parce qu’il vit. Car la mort est factuelle. Elle est temporelle. Or pour qui croît en Dieu, le temps est ETERNITE.
Il n’y a pas plus grand Peuple que celui que Dieu rassemble autour d’un homme. Or le monde est là, pour lui rendre hommage.

Robert GUEÏ n’est pas mort puisqu’on ne peut pas assassiner les idées. Comme vain est de vouloir assassiner la Vision qu’avait n Homme pour son Peuple, dans le Monde. Comment assassiner l’ambition d’un Homme qui ne voit que son pays que GRAND ?
Robert GUEÏ ne saurait mourir puisqu’il a ensemencé l’Amour du prochain dans le terreau fertile des esprits et des cœurs, fort de sa Foi qui sacralise la vie. La Vie que des mains, se pensant obscures, montrent toutes leurs phalanges malpropres dans la lumière et la clarté de la Vérité.
Nous étions en communion hier soir avec lui à KABAKOUMA, avec son épouse, avec tous ses compagnons au devant desquels se trouvait le fidèle capitaine Fabien COULIBALY.

Monsieur le Président Albert TOIKEUSSE MABRI,
Vous avez rassemblé tout l’Ouest montagneux, le Nord et la Marahoué alliés, l’Ouest des liens du Mariage, la multitude des Ivoiriens du Centre, du Centre Ouest et du Sud qui ont foi en la Côte d’Ivoire de la vraie fraternité.

Autour du nom de Robert GUEÏ, se fait aujourd’hui la fraternelle Unité de notre peuple épris de Paix, de Justice, d’Amour et de Vérité.
En ces instants graves et solennels, les esprits s’interrogent.

  • - Mesdames et Messieurs, Honorables Invités
    - Très Respectables Chefs Coutumiers et Religieux
    - Distingués membres de la Direction du Parti et du Bureau Politique
    - Braves Militantes et militants de l’UDPCI
    - Madame N’Diaye, ma compagne de tous les combats, chère Epouse

Comment peut-on mourir, lorsqu’en triste mois d’Octobre de l’année 2000, on a refusé de donner la Mort à son prochain ?
En refusant de s’associer aux semeurs de Mort hystériques, en grappes sur les chars, pour qui en définitive le secret slogan était «  Mille morts à droite, mille morts à gauche, avançons»… pourvu qu’on accède coûte que coûte au Pouvoir et pour tenter de le conserver à tout prix.
Robert GUEÏ n’a pas voulu de la perte d’une seule vie ; d’un seul mort. Sa foi chrétienne lui a dicté : « Tu ne tueras point ». Cette Foi était telle, qu’il n’a point cherché de refuge bassement terrestre, mais a trouvé, en entrant en lui-même pour se gorger de spiritualité, de la concentration intense que procure la sincérité envers Dieu, avec Dieu, chez un Grand Homme de Dieu, le Prophète de Toukouzou Hozalem.
Ce retrait spirituel a inventé Yamoussoukro de la rencontre des quatre Grands.
C’est à partir de ce recul spirituel que furent organisées les « Journées du Dialogue ».
La spiritualité étant d’abord Vérité, Robert GEÏ a parlé à l’Hôtel Ivoire, pou dire sa vision de la Côte d’Ivoire. Il a alors flétri les bas instincts qui font de la confiscation du Pouvoir par tous les moyens, jusqu’à faire couler le sang, une Religion.
Mais POUVOIR, où est donc ta victoire ?
Robert GUEÏ s’est donc effacé, pour le REGNE et la GLOIRE de la VIE.
POUVOIR, où est donc ta VICTOIRE ?

    • Le peuple souffre
    • L’Ecole est détruite
    • Les hôpitaux deviennent des mouroirs
    • L’Economie est sur les brancards
    • L’Impunité est devenue la Loi
    • L’Enrichissement illicite est devenu un jeu d’arrogance et de prestance, pour ne pas dire de Prestation
    • Les achats de consciences sont devenus des lieux communs
    • On tue avec les déchets toxiques pour encore remplir la bourse ; s’enrichir par l’exploitation de la Mort
    • La vie des ménages devient chaque jour plus chère
    • Et le chapelet des scandales dont le dernier en date frappe les pauvres paysans spoliés de cent milliards de francs Cfa.

Dans tout cela, le silence est obtenu par la terreur.
La croix que nous portons, en vérité, devient de plus en plus lourde, trop lourde même. Elle risque d’être insupportable.
Non !... Non ! Ce n’est pas de cette Côte d’Ivoire dont rêvait le Général Robert GUEÏ.
Je fus son Ambassadeur à Paris. L’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France. Paris, la première place diplomatique de la Côte d’Ivoire dans le Monde.

C’est à Yamoussoukro, un soir, devant la tombe de Félix HOUPHOUËT BOIGNY, que j’ai enregistré la profession de foi de l’Homme Robert GUEÏ. En esprit sûrement avec l’Apôtre de Paix, il n’a demandé des bénédictions que pour une Côte d’Ivoire de Paix, d’Amour, d’Union, de Rassemblement, de Patriotisme vrai, de ce patriotisme qui n’a rien à voir avec celui que sécrète la faim, le désœuvrement qui sécrète le brigandage toléré, encadré, accepté comme valeur nouvelle.
Robert GUEÏ m’a demandé, avec humilité, d’accepter d’aller à Paris pour aider la Côte d’Ivoire à poursuivre l’œuvre de Félix HOUPHOUËT BOIGNY.

Virent les Elections de 2000.
Robert GUEÏ m’a appelé pour savoir les résultats de la circonscription dont j’avais la charge. Ma chance, si on peut appeler cela chance, fut que les ¾ des électeurs, à Paris parlaient ma langue maternelle, le Bété. Les obsédés du pouvoir, là-bas comme ici où les cartes d’électeurs, les cartes nationales d’identités, les cartes consulaires ont été semées au vent, ont permis de « poinçonner » dans la fraude, une « victoire »… par l’exclusion. Et la minorité, là-bas comme ici, avec ses méthodes s’est imposée.

Le Général, Chef de l’Etat m’a dit : « Excellence Monsieur l’Ambassadeur, je sais qu’à Paris, vous avez évité tous les palabres. Je sais qu’à Paris, il n’y a pas eu de violence. Je sais qu’à Paris, tout le monde est d’accord  pour dire que les élections ont été justes, à leur phase finale. Mes félicitations Excellence ! Félicitez tous les Ivoiriens qui doivent comprendre que notre destin est commun, celui de la construction de la Côte d’Ivoire. »

Robert GUEÏ a « donc été battu », selon « les arrêts réfrigérés » de la Cour Suprême.
Mais sans haine, sans récrimination, sans aucun esprit de vengeance, évitant d’inutiles blocages de l’Etat et de la vie Nationale, Robert GUEÏ a fait du FPI, son allié… pour construire la Côte d’Ivoire.
Le résultat de cette alliance, vous la le connaissez.
Le résultat horrible et la sanction suprême fut son assassinat, expliqué par des versions les unes farfelues que les autres.
Le résultat, c’est la « prison chimérique » qu’on lui a faite à Abidjan… sans honneur.
Non et vraiment, Robert GUEÏ est ici, avec nous, pour nous, pour la Côte d’Ivoire.
Et l’honneur a l’illusion d’être sauf aux sons pincés de fanfares qui jouent faux… lorsque la République est oubliée.

Je suis biologiste.
Deux arbres forcent mon admiration :
L’hévéa, qui, lorsqu’on le marque au fer en balafrant son tronc de stries profondes au couteau, ne saigne pas, mais plutôt… donne du lait.
Le bananier qui défie le temps en gardant éternellement des rejets, de nombreux rejets sous son pied, comme pour pérenniser l’existence.

Albert TOIKEUSSE MABRI est un rejet ; de ces rejets devenu robuste sous l’ombre de bananiers plus anciens que sont JACQUET Florent, les Ministres DOUTY et MIREMONT Auguste. Albert TOIKEUSSE MABRI est maintenant un arbre. WOÏ MESSE est un rejet, DIE MAMADOU, TCHAGBA Laurent, DIE BONAO, KONE AWA, BLONDE SIABA, Marcelle KOUAKOU, BLE GUIRAO, DAN OUELLO, Jean GNEDEA, YAO N’GUESSAN, KEÏ ROSA, YAO Séraphin, BAOU DOUE, MAHI Clarisse, YEBARTH sont des rejets qu’appelle le tropisme de l’Amour, de la Vérité et de la Paix.

Mais n’est-ce pas en définitive de l’Héliotropisme ? L’Appel vers la Lumière ?
Et SIKI BLON Blaise, c’est en taille le plus grand rejet. Et FLINDE Albert, DIABATE MOUSSA, ZODO Dénis, N’DA Eugène et OUREGA Bernard, TIE BI Suzanne, GEUGBEU Jean Baptiste, MEMAN Narcisse, OULAÏ Prosper, GUEDE MABO, YOUPEH Marcel ? Dr DIOMANDE MANGA, KACOU BI, Mme SACKO, YOMI Nicolas, SINGO KLA, Jeanne DAN, TROH GUEYE, GBOHO Alphonse, BINTOU KOMARA, DOUEU Max, KESSE TOKPA et tous ces hauts cadres du Parti ; et tous ces Coordonateurs et Secrétaires de Section ; et toutes ces Dames de la Commission Technique Féminine ; et tous ces enseignants, Etudiants et Elèves ; et tous ces cadres de la Santé… des rejets anonymes mais sympathisants qui poussent tous et bien. Et vous… et vous toutes et tous qui donnez sève et vie à l’UDPCI ?

Monsieur le Président Albert TOIKEUSSE MABRI, sous votre ombrage, la pépinière se fait vivante, saine, luxuriante.
C’est sûr que j’ai été incapable d’identifier tous les rejets.
Quant à moi, Fromager de Gagnoa, je voudrais supplier Dieu pour qu’il me donne encore plus de force pour toujours être aux cotés de l’Hévéa qui donne du lait et du bananier qui donne continuité à la vie.
Si nos bénédictions sont exaucées, nous rendrons la Côte d’Ivoire blanche de la couleur du lait et verte de l’Amour, de la Paix comme cela a été l’obsession et reste l’héritage du Président Robert GUEÏ.
Qu’il repose en Paix.
Merci.

Pr ALASSANE SALIF N'DIAYE,
Secrétaire Général de l'UDPCI





 

 

 

 

 




 

 



































 

 

 

 

 

 



















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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