VISITE DU CHEF DE L'ETAT DANS LA REGION DES 18 MONTAGNES Laurent GBAGBO installe MABRI sur son trône 08 au 11 Juin 2009 |
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| Par Octave GONDO
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![]() S’il y a une chose qui aura marqué les esprits au cours de la visite du chef de l’Etat dans la région des 18 montagnes, ce sera sans nul doute l’omniprésence du président de l’UDPCI et de son parti dans cette région. Que ce soit dans la forme, c’est-à-dire du point de vue de la mobilisation ou dans le fond, la connaissance du terrain et des aspirations profondes du peuple, le docteur Albert Toikeusse MABRI et son parti ont démontré que cette partie du pays leur est totalement acquise. Et, ironie du sort ou simple lapsus, le président Laurent GBAGBO s’est finalement incliné devant cette évidence. Cap sur les péripéties d’une visite d’Etat pleine de suspens et de … leçons. ACTE I Dès l’entame de sa visite, le chef de l’Etat, conformément à sa promesse, s’est rendu à Kabacouma, village natal du président Robert GUEI. L’objectif de cette escale étant, selon le chef de l’Etat, de traduire à la famille du défunt toute la compassion de l’Etat, lever les équivoques et faire taire la polémique autour du corps du Général devenu trop encombrant pour les besoins du moment (campagne oblige). C’est alors qu’il va se rendre compte que le Président de l’UDPCI est pratiquement incontournable dans cette affaire. La preuve la plus plausible est donnée par le chef de famille qui, avant de demander les nouvelles à ses illustres hotes a d’abord consulté son fils MABRI Toikeusse, digne héritier du Général. Un premier pas qui ne passera pas inaperçu aux yeux du chef de l’Etat qui, à son tour s’adressera au docteur MABRI pour demander la route après l’entretien. Premier acte. ACTE II Le second acte est donné par le discours de Biankouma. Dans son discours, le chef de l’Etat parle des obsèques du président Robert GUEI. Evidemment, il élude la question sur les circonstances de la mort du général mais, encore une fois, donne raison à MABRI Toikeusse et son parti qui ont toujours réclamé que le Président Robert GUEI soit inhumé dans son village sur la terre de ses ancêtres. Selon le chef de l’Etat, ce sera chose faite dans la dernière semaine du mois d’Août avec les honneurs de l’Etat et en sa présence. Acte deux. ACTE III Le troisième acte de cette randonnée pour la consécration de MABRI et l’UDPCI dans les 18 montagnes est perçu à travers les différentes discussions sur l’organisation pratique de la visite sur le terrain. Le président régional du comité d’organisation, M. TIA Koné, pourtant fils de la région, a du se référer continuellement au Président du parti Arc-en-ciel pour éviter de gâcher la fête quant au choix des personnes représentatives pour parler au nom des populations. A Biankouma, Zouan hounien, Danané, Man et Gbonné, Dr MABRI Toikeusse a dû monter au créneau pour calmer les populations qui récusaient en bloc certaines personnalités désignées par le protocole d’Etat pour parler en leur nom. Les cas les plus flagrants sont ceux de Mme Tia Monné Bertine, présidente du conseil général de Biankouma et de M. Noutoua Youdé Célestin, président du conseil général de Danané qui étaient littéralement vomis par les populations. Celles-ci leur reprochent de n’avoir rien réalisé au cours de leur mandat. « Comment peuvent-ils prétendre parler au nom d’une population qu’ils ne connaissent pas ? » s’est exclamé un vieux au cours d’une réunion à Danané. Le leader de l’UDPCI, le Docteur ALbert TOIKEUSSE MABRI sur insistance du protocole d’Etat et du président Tia KONE complètement dépassé par les évènements, est chaque fois intervenu pour requérir l’indulgence des populations afin de respecter les dispositions prises par le protocole d’Etat. Enfin, il faut noter le succès du successeur de Robert GUEI à l’applaudimètre à chacune de ses entrées dans un stade. C’était le délire et l’hystérie totale dans la foule. Il a même été plus ovationné que le chef de l’Etat lui-même.Si l’on ajoute à cet ensemble de signes le contenu du discours du chef de l’Etat et les espoirs de développement déçus des populations et de certains leaders locaux qui y voyaient l’occasion de leur résurrection politique, on pourra dire sans le moindre risque de se tromper que MABRI et l’UDPCI sont désormais assis sur la région des 18 montagnes. Et ce d’autant plus qu’ils sont resté constants dans leurs discours aux populations et surtout au moment où le chef de l’Etat après avoir refusé pratiquement d’offrir une sous-préfecture ou un département ne serait-ce qu’à ses amis de la région, en a distribué quatre chez le voisin d’à coté. Une moisson bien maigre qui va achever de convaincre les plus sceptiques sur l’incapacité des refondateurs à faire leur bonheur malgré toutes les agitations des certains cadres pour « cacher le soleil avec la main ». |
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C’est alors qu’il va se rendre compte que le Président de l’UDPCI est pratiquement incontournable dans cette affaire.
Enfin, il faut noter le succès du successeur de Robert GUEI à l’applaudimètre à chacune de ses entrées dans un stade. C’était le délire et l’hystérie totale dans la foule. Il a même été plus ovationné que le chef de l’Etat lui-même.