Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre
Mmes et Messieurs les membres du corps diplomatique
Mmes et Messieurs les membres du corps préfectoral
Honorables personnalités en vos rangs et grades
Distingués chefs coutumiers
Eminents chefs religieux
Militants et militantes de l’UDPCI
Frères et sœurs enfants GUEI, vous et vos génitrices
Chers parents de Kabacouma
Monsieur le Président, mesdames et Messieurs,
Malgré l’émotion qui est mienne depuis hier, je suis à ce micro pour dire trois mots :
Premièrement, Monsieur le Président, je voudrais exprimer notre profonde gratitude pour la promesse tenue. Votre présence à Kabacouma ce matin confirme les propos que vous avez eus à tenir sur feu le Président Robert GUEI. Un grand serviteur de l’Etat qui avait des liens privilégiés avec vous. Mais, mieux, Monsieur le Président, c’est vous qui me confiez il y’a déjà 5 ans que vouliez savoir ce qui est arrivé à cet ancien chef d’Etat afin que cela n’arrive plus jamais dans notre pays.
C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous sommes satisfaits du respect des engagements que avez pris d’organiser les obsèques du Président Robert GUEI avec les honneurs dus à son rang et ce en votre présence.
Je reste convaincu que l’Etat de Côte D’Ivoire mettra tout en œuvre pour faire connaitre la vérité sur la mort du Président Robert GUEI afin que le pardon qui est déjà accordé ait un sens. Il ne s’agit pas de donner dos à la réconciliation qui s’impose à nous mais plutôt d’éviter une page blanche dans le livre de l’histoire de notre nation en construction.
Aussi voudrais-je vous dire Monsieur le Président que le contentieux qui nous a opposés relativement aux obsèques du Président Robert GUEI, que ce contentieux disais-je, est désormais définitivement évacué. Je vous dis grand merci pour la très importante contribution que vous y aviez apportée.
J’associe à ces remerciements, Monsieur le Premier Ministre SORO KIGBAFORI Guillaume et l’ensemble du Gouvernement qui travaille à la sortie de crise et qui trouve dans ces présentes obsèques un événement majeur de décrispation et de cohésion nationale.
Mes remerciements vont enfin à vous tous qui êtes venus nous soutenir avec une mention spéciale à tous les officiers et sous officiers et militaires du rang venus rendre les honneurs à un homme qui a fait la gloire de notre armée.
Deuxièmement, ensuite, je voudrais à l’endroit des populations de cette vaste région et en particulier aux parents de Biankouma, spécifiquement de Kabacouma, dire que ce jour est un jour important. Il note la fin d’un cauchemar. Il enregistre le retour de Robert GUEI, Gôh et Zoho sur la terre de ses ancêtres .Il sonne l’adieu à celui qui constituait notre espoir , notre raison d’être. Ce jour ne sera jamais oublié car il était attendu dans chaque ménage ,dans chaque village. Dans chacun de nos villes à travers les élévation de cette région, il était attendu par les jeunes et par les moins jeunes , par les femmes et les hommes, par les Mahou, les Malinké, les wè et les Dan ainsi que tous les alliées Sénoufo et Gouro et par l’ensemble de nos compatriote comme un jour de vérité , de justice et d’amour .
Vous êtes ici ce matin aux cotés de la famille de Robert GUEI pour être les témoins vivants de ces instants. Que Dieu vous fortifie et vous fasse vivre des jours plus heureux. Merci à toutes et à tous d’être là.
Frères et sœurs venus de toues les régions de la Côte d’Ivoire, la cause était juste et le Chef de l’Etat est venu vous le confirmer et sécher vos larmes.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Comment conclure ce deuxième mot sans une brève adresse aux militants et militantes de l’UDPCI au nom de qui j’ai pris la parole. Compagnons du Président Robert GUEI dans le bon ton et dans la recherche de la paix. Vous qui vous êtes réveillés le 19 septembre 2002 sans pieds pour marcher, sans voix pour parler, sans tête pour réfléchir voyant votre espoir totalement ruiné en ce triste jour.
Vous qui avez tant pleuré
Vous, femmes et jeunes avez agi au travers de sit-in, de jeûne et de grèves de la faim pour que ce jour arrive.
Je voudrais saluer votre sens du combat.
Il y a un Dieu pour les orphelins.
Garder la foi et le sens de la lutte car la victoire est bout de l’effort nous enseigne l’Hymne de l’UDPCI.
Troisièmement, enfin, au Président Robert GUEI, le mot de fin,
Président, je ne suis pas ici pour faire pleurer tes proches, tes fidèles, tes parents. Ils ont assez pleuré.
Général, je ne suis pas ici pour remuer le couteau dans la plaie,
Notre pays en détresse, la Côte d’Ivoire que tu as su servir avec loyauté et grandeur, aspire à la paix et au développement et l’UDPCI comme toujours sa partition.
Papa je ne suis pas ici pour exprimer ma haine,
Notre maître, ton patron le p Président Houphouët Boigny, ne disait il pas si justement que son cœur, je dirais notre cœur est si petit qu’il n’y a pas de place pour la haine et je réaffirme notre refus des vilains sentiments qu’i décriait.
Président Robert GUEI,
Homme de bon ton, d’honneur, de sagesse et de mesure,
Je suis là devant ton corps sans vie pour renouveler notre conviction dans la justesse du combat politique que nous avons engagé avec vous et que nous nous attelons à conduire à son terme pour le bien être du peuple ivoirien. Nous le réaffirmons la main sur le cœur. (L’hymne du parti)
Repose en paix sur la terre qui t’aime et qui t’attendait. La terre de Kabakouma.
Adieu Président.
Je vous remercie.
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