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07 ans après son assassinat,
le Président GUEI repose enfin à Kabakouma

1er et 02 Octobre 2009

LE DISCOURS DU PRESIDENT MABRI


Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre
Mmes et Messieurs les membres du corps diplomatique
Mmes et Messieurs  les membres du corps préfectoral
Honorables  personnalités en vos rangs et grades
Distingués chefs coutumiers
Eminents chefs religieux
Militants et militantes  de l’UDPCI
Frères et sœurs enfants GUEI, vous  et vos génitrices
Chers parents de Kabacouma
Monsieur le Président, mesdames et Messieurs,
Malgré  l’émotion qui est mienne  depuis hier, je suis à ce micro pour dire trois mots :
     Premièrement, Monsieur le Président, je voudrais exprimer notre profonde  gratitude pour la promesse  tenue.  Votre présence à Kabacouma  ce matin confirme les propos que vous avez eus  à tenir sur feu le Président Robert GUEI.  Un grand serviteur de l’Etat qui avait des liens privilégiés avec vous. Mais, mieux, Monsieur le Président, c’est vous qui me confiez  il y’a déjà 5 ans  que vouliez  savoir  ce  qui est arrivé à cet ancien chef d’Etat  afin que cela n’arrive plus jamais dans notre pays.

   C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous sommes satisfaits du respect des engagements  que avez pris d’organiser les obsèques  du Président Robert GUEI avec les honneurs dus à son rang et ce en votre présence.
     Je reste convaincu que l’Etat de Côte D’Ivoire mettra tout en œuvre pour faire connaitre la vérité sur la mort du Président Robert GUEI afin que le pardon  qui est déjà accordé  ait un sens. Il ne s’agit pas de donner  dos à la réconciliation qui s’impose à nous  mais plutôt d’éviter une page blanche dans le livre de l’histoire de notre nation en construction.
  Aussi voudrais-je vous dire Monsieur le Président que le contentieux qui nous a opposés relativement aux obsèques du Président Robert GUEI, que ce contentieux  disais-je, est désormais définitivement évacué.  Je vous dis grand merci pour la très importante contribution  que  vous  y aviez apportée.
     J’associe à ces remerciements,   Monsieur le Premier Ministre  SORO  KIGBAFORI Guillaume et l’ensemble du Gouvernement qui travaille à la sortie de  crise et qui trouve dans ces présentes obsèques  un événement majeur de décrispation et de cohésion nationale.
Mes remerciements vont  enfin à vous tous qui êtes venus nous soutenir avec une mention spéciale à tous les officiers et sous officiers et militaires du rang venus rendre les honneurs à un homme qui a fait la gloire de notre armée.
    Deuxièmement, ensuite, je voudrais à l’endroit des populations de cette vaste région et en particulier aux parents de Biankouma, spécifiquement de Kabacouma, dire que ce jour est un jour important. Il note la fin d’un cauchemar. Il enregistre le retour de Robert GUEI,  Gôh et Zoho sur la terre de ses ancêtres .Il sonne  l’adieu à celui  qui constituait notre espoir , notre raison d’être. Ce jour ne sera jamais oublié car il était attendu dans chaque ménage ,dans chaque village. Dans chacun de nos villes à travers les élévation de cette région, il était attendu par les jeunes et par les moins jeunes , par les femmes et les hommes, par les Mahou, les Malinké, les wè et les Dan  ainsi que tous  les alliées Sénoufo et Gouro et par l’ensemble de nos compatriote comme un jour de vérité ,  de justice et d’amour .
  Vous êtes ici ce matin aux cotés de la famille de Robert GUEI pour être  les témoins vivants de ces instants. Que Dieu vous fortifie et vous fasse vivre des jours plus heureux. Merci à toutes et à tous d’être là.
Frères et sœurs venus de toues les régions de la Côte d’Ivoire, la cause était juste et le Chef de l’Etat est venu  vous le confirmer et sécher vos larmes.
Monsieur le Président,
Mesdames et  Messieurs,
 Comment conclure ce deuxième mot sans une brève adresse aux militants et militantes  de l’UDPCI  au nom  de qui j’ai pris la parole. Compagnons du Président Robert GUEI  dans le bon ton  et dans la recherche de la  paix. Vous  qui vous êtes réveillés le  19 septembre  2002 sans pieds pour marcher, sans voix pour parler, sans tête pour réfléchir voyant  votre espoir totalement ruiné en ce triste jour.
Vous qui avez tant pleuré
Vous, femmes et jeunes avez agi au travers  de sit-in, de jeûne et  de grèves de la faim  pour que ce jour arrive.
Je voudrais saluer votre sens du combat.
Il y a un Dieu pour les orphelins.
 Garder la foi et le sens de la lutte car la victoire  est bout de l’effort nous enseigne l’Hymne de l’UDPCI.

Troisièmement, enfin, au Président Robert GUEI, le mot de fin,
Président, je ne suis pas ici pour faire pleurer tes proches, tes fidèles, tes parents. Ils ont assez pleuré.
Général, je ne suis pas ici pour remuer  le couteau dans la plaie,
Notre pays en détresse, la Côte d’Ivoire  que tu as su servir  avec loyauté et grandeur, aspire à la  paix et au développement et l’UDPCI comme toujours sa partition.
 Papa je ne suis pas ici pour exprimer ma haine,
Notre maître, ton patron le p Président Houphouët  Boigny, ne disait  il pas  si justement que  son cœur, je dirais notre cœur est si petit qu’il n’y a pas de place pour la haine et je réaffirme notre refus des vilains sentiments qu’i décriait.
Président Robert GUEI,
Homme de bon ton, d’honneur, de sagesse et de mesure,
 Je suis là devant ton corps sans vie pour renouveler notre  conviction dans la justesse du combat politique que nous avons engagé  avec vous  et que nous nous attelons à conduire à son terme  pour le bien être du peuple  ivoirien. Nous le réaffirmons  la main sur le cœur. (L’hymne du parti)
Repose en paix sur la terre qui t’aime et qui t’attendait. La terre de Kabakouma.
Adieu  Président.
Je vous remercie.


 
   



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