<<< Le défi de relever la Côte d'Ivoire est grand. Avec l'UDPCI, nous pouvons y parvenir car MABRI est la garantie de la Côte d'Ivoire... >>>









info@udpci.org










 


Secrétaire Général :
Pr ALASSANE SALIF N'DIAYE
 

Présidente des Femmes :
Mme Céline DIE BONAO


Président des Jeunes :
YAO KOUADIO Séraphin

 

LIENS UTILES

PRESSE NATIONALE
  Fraternité matin
  Le Nouveau Reveil
  24 Heures
  L'Inter
  Soir Info
  Le Patriote
  Le Jour Plus
  Nord Sud Quotidien

PRESSE INTER
  Le Monde
  Jeune Afrique


«L’INVITE DES REDACTIONS
 DU GROUPE FRATERNITE MATIN»

L’UDPCI, DES CRISES DE CROISSANCE A LA CONQUETE DU POUVOIR D’ETAT
 PRESENTE PAR Dr ALBERT TOIKEUSSE MABRI

Lundi 25 Janvier 2010
 

 
       
 

Madame la Présidente du Conseil d’Administration du Groupe Fraternité Matin,
Monsieur le Directeur Général du Groupe Fraternité Matin,
Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de Services,
Chers ami(e)s de la presse,
Mesdames et Messieurs,

Avant tout propos, je voudrais vous remercier de votre invitation et vous dire que je suis heureux d’être le premier « Invité des Rédactions du Groupe Fraternité Matin » en cette année 2010, année de tous les espoirs et de tous les défis.
Permettez-moi donc de saisir cette occasion pour adresser mes vœux à l’ensemble de nos concitoyens, des vœux de Paix du cœur et de l’esprit. Aux dirigeants et au personnel du Groupe Fraternité-Matin ainsi qu’à leurs familles respectives, je formule des vœux de santé et de bonheur. A vos rédactions, des vœux d’une inspiration au service de la Côte d’Ivoire notre pays, auquel je formule des vœux de Paix durable.

Mesdames et Messieurs,
Je voudrais percevoir votre invitation comme l’expression de votre volonté de tenir compte de toutes les sensibilités politiques en Côte d’Ivoire.   
C’est pourquoi, pour compléter tout ce que « le grand oral » des leaders politiques vous apporte comme éclairage sur leurs projets pour notre pays, je voudrais proposer que tous les médias d’Etat donnent l’occasion au peuple de Côte d’Ivoire de nous suivre dans le développement de nos idées, la présentation des différentes visions et l’organisation des débats contradictoires sur les principaux sujets intéressant la vie de la Nation.  La première étape d’une telle démarche devra être alors le compte rendu intégral par la RTI de la présente rencontre ainsi que celles qui l’ont précédé et celles à venir.


Mesdames et Messieurs
Tout en vous renouvelant mes remerciements pour l’opportunité que vous me donner de vous faire part de mes ambitions pour la Côte d’Ivoire, je voudrais dire que je me présente à cette tribune ce matin avec la volonté d’apporter une contribution franche visant à éclairer le choix des Ivoiriens.
Ceci dit, j’en viens à l’objet de ma présence ici ce matin.

Monsieur le Directeur Général
Mesdames et Messieurs,
Vous m’avez invité à échanger avec vous autour du thème « l’UDPCI, des crises de croissance à la conquête du pouvoir d’Etat », un thème qui me donne l’occasion de balayer le parcours de mon Parti avant d’arriver à ses ambitions pour la Côte d’Ivoire, ambitions que je porte avec l’énergie et l’espoir de nombre d’Ivoiriens.

Mesdames et Messieurs,
Comme vous le savez tous, l’UDPCI a été créé le 25 Février 2001 par des Ivoiriens et des Ivoiriennes rassemblés autour du Général Robert GUEI en vue de la conquête du pouvoir d’Etat. Le Parti avait à sa naissance, un groupe parlementaire de treize (13) membres dont onze (11) adhérents à ses statuts, quinze (15) Conseillers Economiques et Sociaux et deux (2) membres du Gouvernement suite à l’accord avec le Front Populaire Ivoirien (FPI) en janvier 2001.
Dans l’attente de son Congrès, le Parti a mis en place un Comité de Direction provisoire dirigé par Paul AKOTO YAO. Et à l’issue du Congrès de Mai 2002, le Général Robert GUEI a pris les 19 et 20 Mai, les destinées du Parti et a mis en place une Direction avec AKOTO YAO comme premier Vice-président, GUIDIBO comme responsable du Conseil des sages, Balla KEITA comme Secrétaire Général et TOIKEUSSE MABRI comme premier Secrétaire Général Adjoint.
Le Président Robert GUEI s’attèlera ensuite à mettre en place les organes du Parti. Ainsi, un Bureau Politique a été mis en place et une organisation des Jeunes du Parti est née avec Jean BLE GUIRAO comme premier responsable.
Le 18 Septembre 2002, le Président Robert GUEI a présidé une réunion en vue de préparer l’Assemblée Générale Elective de l’Union des Femmes de l’UDPCI prévue le 21 Septembre à Abidjan avant d’avoir la séance de travail sur la composition du Comité Central du Parti.
Je voudrais préciser qu’entre temps, quatre (4) événements majeurs ont été enregistrés au niveau du Parti :

  1. Le Parti a remporté neuf (9) élections municipales et est rentré dans une dixième municipalité ;
  2. Le Parti a gagné trois (3) élections de Conseils Généraux et est rentré dans le Bureau d’un conseil Général ;
  3. Le Secrétaire Général du Parti, le Dr Balla KEITA a été assassiné à Ouagadougou le 1er Août 2002 ;
  4. Au cours d’une conférence de presse prononcée à l’Hôtel SOFITEL à Abidjan le 13 Septembre 2002, le Président Robert GUEI a mis fin à l’accord qui liait l’UDPCI au FPI et a désigné en marge le Professeur ALASSANE SALIF N’DIAYE pour remplacer le Dr Balla KEITA.

C’est dans cette ambiance que le Président Robert GUEI a été assassiné le 19 Septembre 2002 suite à une dénonciation calomnieuse de Messieurs Pascal AFFI N’GUESSAN, Premier Ministre ; LIDA KOUASSI, Ministre de la Défense ; Alain TOUSSAINT, Porte-parole du Président de la République. Son domicile sera ensuite pillé par les forces nationales, ses véhicules à Gouessesso récupérés par des autorités civiles et militaires de Man. Les populations de l’Ouest, parents de Robert GUEI vont par la suite, passer des moments difficiles avant d’être opposés entre eux.
Pendant plusieurs jours, une certaine presse va justifier l’assassinat du Président Robert GUEI présenté comme un acte visant à mettre un terme à l’instabilité.
Les proches du Président GUEI dont votre serviteur seront recherchés, traumatisés. Ils ont vécu le calvaire. Deux membres du Bureau de la JUDPCI, COULIBALI SOULEYLANE et KONE SOUALIO ont été enlevés au Plateau et retrouvés morts vers Azaguié.
Pendant qu’une délégation conduite par Paul AKOTO YAO participait aux discussions de Linas-Marcoussis, un Comité de crise se mettait en place à Abidjan pour diriger le Parti et ce, au mépris de nos dispositions statutaires.
Le Bureau Politique dans son écrasante majorité et les élus du Parti font bloc autour du Président intérimaire Paul AKOTO YAO pour sauver le Parti.
Certainement qu’en tuant le père l’on espérant récupérer la mère !
Heureusement, que la mère est d’une famille dont la plupart des membres mettent un point d’honneur dans la préservation de la dignité.
Toute la suite s’expliquera, Mesdames et Messieurs, puisque tout le reste découle  des faits que je viens de vous exposer.
Plusieurs Partis politiques sont sortis des entrailles de l’UDPCI. Le Parti a été pressé de toute part, mais il a résisté et s’est développé pour s’imposer comme un véritable recours. Conduit par des Hommes et des Femmes de cœur, symbole de la renaissance de notre pays, l’UDPCI est porteuse d’espoir pour une Côte d’Ivoire de Paix et de Progrès.
Je voudrais ici saluer et rendre hommage à tous ces compagnons de combat dont certains nous ont quitté trop tôt. Que Dieu accepte leurs âmes et qu’il nous soutienne tous.

Madame la Présidente,
Monsieur le Directeur Général,
Mesdames et Messieurs,
C’est ce Parti martyr, c’est ce Parti de combat qui m’a demandé depuis le 10 Avril 2005, non seulement de prendre en charge son développement mais aussi et surtout de porter ses ambitions, des ambitions fort heureusement soutenues par bien de nos compatriotes.
En acceptant cette mission, j’avais à cœur pas seulement d’essuyer des larmes mais bien plus de montrer que l’UDPCI a été créé pour apporter une note spécifique à la politique ivoirienne en réconciliant l’acte et la parole et en faisant en sorte de réaliser le bien-être à travers une solidarité nationale agissante. C’est cette vision qui est transcrite dans notre Projet de Société « Bâtir la Nation » dont s’inspire le Programme de Gouvernement du Candidat de l’UDPCI visant à « Rassembler pour bâtir une Nation solidaire » au moyen du libéralisme social.

Je voudrais maintenant vous en donner quelques traits.
Comme vous le savez, notre pays attend la sortie de crise comme l’occasion de sa renaissance, le moment de tous les espoirs, l’étape du renouvellement de l’espérance pour chacun et pour chacune. Notre pays dis-je, la Côte d’Ivoire veut se renouveler dans sa société, dans sa gestion, dans ses rapports et dans la démarche pour sa reconstruction.
Dans cette attente, la participation de l’ensemble de nos concitoyens à l’avènement de cette Nation forte et solidaire est espérée comme le moyen le plus sûr de bâtir solidement et durablement. Toute autre approche ne donnera pas la garantie de lendemains heureux pour les ivoiriens, pour tous ceux qui partagent le sol ivoirien avec nous et pour ceux qui attendent de notre pays une contribution à leur bien-être et au progrès dans la sous-région et dans le monde.

Mesdames et Messieurs
La Côte d’Ivoire a réalisé d’importants progrès depuis son accession à l’indépendance en 1960. Elle a résolument engagé son développement économique et social  grâce à  un climat de paix, de cohésion et de solidarité sous l’impulsion de son premier Président, Félix HOUPHOUET BOIGNY, un grand visionnaire.
Mais, la consolidation des acquis remarquables des “Vingt Glorieuses” de notre indépendance n’a pas été un succès. Notre pays est sujet à de profondes fractures sociales, la moitié de la population ivoirienne (49%) vit en-dessous du seuil de pauvreté.
La crise que nous avons connue a contribué à l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat. Les Institutions susceptibles de soutenir l’Etat ne jouent plus pleinement leur rôle. Notre Justice se porte mal. L’insécurité est grandissante. La crise que la Commission Electorale Indépendante (CEI) a traversé est la preuve supplémentaire de la fragilité de nos institutions.
La “Sécurité” et la “Défense”, autrefois, valeurs refuges de tous les intérêts, ne sont plus des propulseurs silencieux du développement économique. Le racket coûte chaque année à l’économie ivoirienne cent cinquante milliards de nos francs.
L’école et la santé nous projettent le reflet d’une société en difficulté.
 L’école est malade d’une part de l’inadéquation de la formation-emploi, de la fraude, de la tricherie, de l’absence de l’autorité du Maître et d’autre part, de l’insuffisance des infrastructures, du personnel et des moyens didactiques. A cela s’ajoutent la démotivation des enseignants et des encadreurs, la régression des valeurs et l’émergence de nouvelles normes. Les évènements de ces derniers jours dans le milieu scolaire et universitaire viennent couronner ce tableau inquiétant.
Dans le domaine de la santé, le tableau épidémiologique est alarmant et la réponse inappropriée. Aux pathologies endémiques ou endémo-épidémiques s’ajoutent la progression des pathologies émergentes (HTA, IR, diabète, cancer, obésité,…) inquiétante pendant que l’ancrage de la pauvreté dans la communauté associée à la détresse de l’entreprise réduit nos capacités à faire face aux charges de santé. Il faut craindre d’ailleurs la survenance des conséquences désastreuses du conflit armé, en termes de désordres psychologiques.
La précarité de l’habitat est grandissante en milieu urbain. La dégradation de  notre environnement a atteint des niveaux inquiétants. Le déversement des déchets toxiques avec ses conséquences insoupçonnées est venu couronner ce tableau alarmant au moment où le changement climatique préoccupe le monde.
L’eau potable et l’électricité sont devenues de véritables instruments de propagande politique, de sorte qu’y accéder  impose aux populations des attitudes.
La régression du brassage culturel agit négativement sur la cohésion sociale.
A ce tableau sombre s’ajoutent la corruption, une justice qui ne rassure pas, la fraude généralisée, les détournements de deniers publics, la gabegie, le racket et l’impunité qui dressent le portrait hideux de la mal gouvernance.
Le chômage a atteint des proportions inquiétantes avec plus de trois millions de jeunes en quête d’emplois.
Le secteur privé, principal pourvoyeur d’emplois, a payé un lourd tribut à la crise sociopolitique ;  Le point culminant étant la période de novembre 2004 avec ses barbaries.
Face à un tel tableau, l’UDPCI propose une Nouvelle Vision pour la Côte d’Ivoire, fondée sur le « Libéralisme Social », un modèle économique qui vise à réduire l’impact des injustices et des inégalités sociales engendrées par l’ultralibéralisme.
Courant politique de centre-droit en faveur des idées libérales et sociales, le Libéralisme Social vise à travers le respect des droits de l’homme et des libertés et la promotion de la démocratie, à assurer l’épanouissement du citoyen par le travail dans un Etat minimal et efficace qui régule les activités et satisfait aux besoins de base.
« Si nous sommes tous égaux devant la loi, nous sommes tous différents devant les difficultés et les possibilités de les surmonter », d’où la nécessité pour l’Etat d’intervenir pour assurer l’équité et l’égalité des chances.
Le libéralisme devient alors la consécration du progrès par le peuple en vue de promouvoir les idéaux de paix, de liberté, d’égalité, de justice, de solidarité, de démocratie et de fraternité et d’assurer le plein épanouissement de l’homme, de la famille et de la communauté.
Les valeurs d’équité et de solidarité sont ici la limite au principe de liberté économique. Le Libéralisme Social nous impose la mesure, le bon ton, le rassemblement, la conciliation, le dialogue, la tolérance, le partage et une législation appropriée. 
En effet, en sortant de la crise, notre pays aspire à la quiétude et au bien-être pour ses populations à qui un devoir de cohésion, de rassemblement et de partage s’impose.
 Aussi, le Programme Economique et Social de l’UDPCI s’articule-t-il autour de trois principaux axes :

 1. SOUVERAINETE DE L’ETAT ET INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE

Relativement à la Souveraineté et les Institutions de l’Etat, la priorité doit être accordée à la restauration de l’autorité de l’Etat à travers une défense et une sécurité qui rassurent tout le monde, un système judiciaire efficient, une administration performante et une diplomatie qui gagne.
Aux fins de parvenir à l’égalité de tous devant la loi, il nous faut effectivement et impérativement mettre en place la Haute Cour de Justice, une Institution de la République créée par la Loi Fondamentale de 2000.
Enfin, une véritable politique de promotion des droits de l’homme nous impose de réviser la composition de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) pour y intégrer des représentants de la Chefferie Coutumière et des Confessions Religieuses, de mettre en place des démembrements territoriaux de la CNDH et de créer des Observatoires des Droits de l’Homme. 
Concernant les relations de la Côte d’Ivoire avec l’extérieur, nous devons agir pour un monde de solidarité et de paix tout en privilégiant :

  1. l’intégration et la coopération régionales garantes de paix, de stabilité et de réussite économique dans un espace de libre circulation des personnes et des biens;
  2. la Diplomatie Economique et la coopération Sud/Sud avec l’ouverture des postes diplomatiques en fonction des opportunités économiques ;

Mesdames et Messieurs,
La Côte d’Ivoire a besoin d’une Administration qui suscite, incite, encadre et oriente et non d’une Administration qui freine et empêche le développement. C’est pourquoi, il est primordial de veiller à la neutralité et à l’impartialité de l’administration publique et de promouvoir les valeurs du travail et du mérite.  La réforme à engager doit redonner à notre administration ses lettres de noblesse afin d’assurer un service public de qualité. Aussi, doit-elle commencer par le recrutement des agents de l’Etat et leur promotion aux postes de responsabilité exclusivement sur la base du mérite. En outre, il nous faut définir un profil de carrière cohérent pour tous les fonctionnaires et instituer leur recyclage périodique.
Enfin, il faut veiller au respect de la discipline dans les Services publics par l’application rigoureuse des textes en vigueur en la matière.
S’agissant des entités administratives déconcentrées (Départements, Sous- Préfectures, etc.), il faut rendre opérationnelles celles déjà créées et veiller au strict respect des critères telles que la population, la distance, les infrastructures de base et les réalités sociologiques pour les nouvelles créations.
Toutes ces mesures contribueront à améliorer la gouvernance et à impulser la relance.

2. POLITIQUE DE SOUTIEN AU DEVELOPPEMENT

Dans le cadre du soutien au développement, l’Ecole pour réussir doit être la nouvelle voie. En effet, il faut donner au citoyen tous les moyens pour savoir, savoir faire et savoir bien faire afin d’induire un comportement social positif.
Réussir à tous les niveaux de l’échelle de formation, nous y parviendrons par la réhabilitation de l’autorité du Maître et la mise en place d’un programme de renforcement des capacités d’accueil des infrastructures de notre système éducatif, ainsi que la révision des curricula.
Par ailleurs, il faut rendre l’école obligatoire pour tous les enfants jusqu’à la classe de 3ème ou équivalent. A cet effet, l’Etat doit assister les plus démunis dans la scolarisation de leurs. En outre, des passerelles entre l’enseignement général et l’enseignement technique et professionnel permettront d’éviter les déperditions.
S’agissant de l’université et de la recherche, elles doivent être effectivement au service du développement.
Enfin, il faut améliorer le cadre de vie des étudiants par la mise en œuvre d’un programme d’urgence de réhabilitation, de construction et d’équipement des résidences universitaires en partenariat avec le secteur privé.
Dans le but de favoriser l’Accès équitable à l’emploi pour tous et partout ainsi que la sécurité du travail et au travail, l’Etat doit prendre des mesures incitatives en faveur des entreprises qui offrent une première embauche aux jeunes diplômés   en réduisant de la taxe additionnelle à la formation continue et en affectant le différentiel à la mise en stage de jeunes diplômés.
Enfin, l’Etat doit respecter ses engagements vis-à-vis des travailleurs des secteurs public et privé.
La politique sanitaire doit favoriser les stratégies de prévention et de promotion de la santé, redéfinir la politique managériale dans le cadre d’une fonction publique hospitalière, organiser et optimiser la participation des ménages à leur santé et encourager le développement de services hospitaliers « exportables ».
Pour permettre à tous de bénéficier d’une couverture sociale  dans  l’équité et la solidarité, l’Etat va encourager la Mutualisation et mettre en place un Fonds de Pension. Un Code de la Mutualité et un cadre réglementaire des Mutuelles de Santé seront adoptés à cet effet. Une politique d’assistance aux personnes vulnérables (3ème âge, handicapés, filles-mères, enfants dans la rue) et aux indigents complètera le dispositif.
Toujours au titre des mesures sociales, une politique de justice sociale en faveur de la femme sera mise en œuvre pour permettre :

  1. à la femme en situation monoparentale de bénéficier des allocations et autres avantages découlant de sa situation de chef de famille ;
  2. au veuf de bénéficier de la pension proportionnelle de sa défunte épouse ; ex-fonctionnaire de l’Etat. 

Enfin, l’Etat mettra en œuvre des projets d’assistance à la réinsertion des filles-mères et des prostituées.
Dans la perspective de l’amélioration du cadre de vie des populations, une politique de Logement accessible à tous et partout sera mise en œuvre. Aussi, s’avère t-il impératif de renforcer les facilités d’accès à la propriété tant en milieu urbain qu’en milieu rural en défiscalisant les prêts bancaires destinés aux investissements dans la construction des logements et promouvoir l’utilisation des matériaux locaux de construction.
Parallèlement,  il nous faut agir en faveur d’un environnement sain.
Etant donné que la route précède le développement, il convient d’engager la réforme de la politique de construction et d’entretien routier. Chaque Région sera dotée d’une Brigade d’Entretien Routier.
En ce qui concerne les transports, il faut :

  1. doter Abidjan et Yamoussoukro de gares routières dignes de leurs statuts respectifs de capitales économique et politique et chaque Chef-lieu de Département d’une gare routière moderne ;
  2. améliorer le transport urbain à Abidjan (taxis, train urbain, tramway, bateau bus, 3ème pont, voies ceintures, réorganisation de la circulation), l’interurbain et le transport de marchandises en créant les conditions de renouvellement du parc.

Par ailleurs, il est urgent d’assainir l’environnement des média par l’application effective de la loi sur la presse, de recadrer les missions des média d’Etat (Fraternité Matin et RTI) et de libéraliser effectivement l’espace audiovisuel grâce à la mise en place du cadre réglementaire. Les protestations de ces derniers jours ne sont pas en l’honneur des dirigeants des média et presse d’Etat aussi qu’en celui des responsables des organes de régulation.
L’eau et l’électricité doivent être à la portée de tous. A cet effet, l’Etat doit transférer aux collectivités décentralisées ses compétences en matière d’hydraulique villageoise et mettre en œuvre un programme d’urgence d’alimentation en eau potable de tous les lieux habités.
Le sport et les loisirs participent à la qualité de la vie. C’est pourquoi, Bien vivre du sport est notre credo. Pour y parvenir,  l’Etat doit promouvoir le sport professionnel en vue de garantir la protection sociale du sportif, encourager les initiatives privées dans la construction des complexes sportifs, impliquer les collectivités décentralisées dans le développement des sports de masse et des loisirs pour tous et mettre en place un cadre réglementaire des écoles de sport tout en développant le sport-études. En regrettant l’échec de notre équipe nationale de Football en Angola, je voudrais lancer un appel en faveur de la dépolitisation des campagnes de nos équipes nationales. Nous devons à nouveau nous mobiliser autour des Eléphants.
L’art et la culture doivent être au service de la cohésion sociale. Aussi, est-il indispensable de définir le statut social de l’artiste afin de lui assurer une sécurité sociale, de protéger la création artistique par une application rigoureuse des textes en vigueur.
La laïcité étant un vecteur de l’intégration nationale, notre devoir est de réaffirmer la laïcité de l’Etat. Par ailleurs, l’Etat doit mettre en place un cadre juridique devant régir la création, l’implantation et la pratique des cultes.  
La Chefferie Coutumière doit être garante de la paix sociale et de la cohésion nationale. Aussi, l’Etat dont elle est l’auxiliaire doit-il d’une part œuvrer à lui donner un Statut et d’autre part, veiller à sa représentation dans des Institutions de la République. 

3. POLITIQUE ECONOMIQUE ET FINANCIERE


Mesdames et Messieurs,

La bonne gouvernance est le gage de la renaissance économique de la Côte d’Ivoire. Par conséquent, la politique économique et financière doit tirer ses forces dans la promotion et la pratique rigoureuse de la bonne gouvernance, gage d’un développement économique durable et stable qui, tenant compte de nos réelles potentialités, intègre au mieux et pour le bonheur des ivoiriens les vraies contraintes de la mondialisation. 
En vue de réduire le train de vie de l’Etat, la taille du Gouvernement sera revue à la baisse et tous les budgets de souveraineté réduits de moitié. Les gains ainsi réalisés seront affectés aux programmes de  renforcement de la cohésion nationale.
L’épargne nationale doit être le moteur de la croissance économique. Aussi, pour stimuler le financement du développement, est-il nécessaire de renforcer la mobilisation de l’épargne en engageant une campagne nationale de sensibilisation et d’information sur les avantages de l’épargne.

Mesdames et Messieurs,
La relance économique tant attendue par tous doit être soutenue par une fiscalité attractive et le civisme fiscal.
C’est pourquoi, l’Etat doit :

  1. mettre fin au paiement des impôts et taxes par anticipation ;
  2. veiller au respect réciproque des délais de paiement et de remboursement de la TVA ;
  3. soutenir les mesures d’allègement des créances fiscales au titre des années antérieures ;
  4. renforcer la lutte contre la fraude fiscale.

Nous allons promouvoir une fiscalité de développement en lieu et place d’une fiscalité de budget.
Pour garantir les revenus des planteurs de café et de cacao, l’Etat doit opter pour une libéralisation contrôlée marquée par la gestion de la filière par une structure d’économie mixte, la fixation par l’Etat des prix planchers bord-champ et la mise en place d’un mécanisme de stabilisation des prix aux producteurs.
Il est tout aussi impératif de mettre en place un système d’encadrement agricole régionalisé intégrant les spécificités.
Dans le domaine des produits vivriers, nous devons tendre vers l’Objectif : zéro importation en vivriers de base à l’horizon 2020  grâce à la relance des productions vivrières afin d’assurer la  sécurité alimentaire de notre pays.
Un vaste programme de développement de l’élevage de bovins, d’ovins et de caprins ainsi que de l’élevage synergétique sera mis en œuvre.
Mesdames et Messieurs,
La Côte d’Ivoire doit passer de l’économie agricole à une économie industrielle et de services.
Le soutien à l’industrie locale doit s’affirmer entre autre à travers une lutte sans répit contre la fraude et la contrefaçon. A cet effet, l’Etat se doit de créer un cadre de concertation Secteur Public - Secteur Privé qui sera un instrument de suivi et une force de proposition au Gouvernement en matière de recherche de la compétitivité du secteur industriel.
Ce Comité interviendra dans le dialogue social permanent à instaurer.
L’artisanat, étape transitoire vers l’industrialisation doit bénéficier du soutien de l’Etat qui, tenant compte du contexte de la mondialisation doit mettre en place un cadre législatif et réglementaire adapté.
Par ailleurs, il faut œuvrer, avec l’appui des collectivités décentralisées, à l’installation des artisans  sur des sites définitifs.
Le commerce, poumon de l’économie doit être doté d’un Parc des Expositions à Abidjan pour permettre à la Côte d’Ivoire d’une part, de disposer d’un outil de promotion de ses produits et d’autre part, d’abriter des manifestations commerciales (salons, foires, etc.) à caractère international.
Pour le développement du consumérisme et le renforcement de la protection du consommateur, il est nécessaire d’adopter un Code de la Consommation.
Le tourisme reste encore une ressource économique inexploitée en Côte d’Ivoire. Afin d’en tirer les avantages, nous devons adopter un Code du Tourisme qui affirme les ambitions de notre pays en la matière. En outre, la promotion des sites et circuits touristiques doit se faire en associant les populations locales à leur gestion.
Mesdames et Messieurs,
La mise en œuvre du Programme Economique et Social dont je viens de présenter les grands traits bénéficiera de financement assis sur :

  1. la gestion rigoureuse des finances publiques selon les règles de bonne gouvernance ;
  2. un partenariat gagnant-gagnant avec le secteur privé dans un climat de confiance  réciproque ;
  3. la mobilisation de l’épargne nationale ;
  4. la contribution des ivoiriens de l’étranger ;
  5. l’appui de nos partenaires au développement.

CONCLUSION
Mesdames et Messieurs,
Nous pouvons changer la Côte d’Ivoire et  agir ensemble pour faire revenir le sourire aux lèvres du plus grand nombre. Rien n’est perdu et tout est possible dans le rassemblement et dans la foi.
Je vous invite donc à être au nombre des Bâtisseurs de la Nation Ivoirienne, de la Côte d’Ivoire nouvelle pour laquelle nous ne devons ménager aucun effort, confiants que Dieu sera avec nous.
La vision de l’UDPCI qui se traduit dans ce programme vise à recréer l’espoir et donner une nouvelle espérance.
Voilà comment et pourquoi de toutes ces crises internes, nous sommes arrivés à porter les espoirs et les énergies de nos compatriotes.
Fraternité-Matin qui a été à l’avant-garde de nos plus grands combats et que je félicite, confirme sa disponibilité à contribuer à l’affermissement de notre démocratie, à bâtir la nation ivoirienne et à participer à la renaissance de la Côte d’ivoire. Le peuple de Côte d’Ivoire vous en saura gré.
Merci de continuer sur cette voie en améliorant le niveau et la qualité de votre contribution au débat contradictoire constructif.

Que Dieu vous soutienne !
Je vous remercie.

       



   Plan du site | Contacts | Copyright ©2007 UDPCI. Tous droits réservés                                            Résolution d'écran conseillée : 1024 * 768