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Face à l’état d’émiettement, aux nombreuses discordances et dissidences, le Bureau politique de la coordination UDPCI de France a tenu une réunion de crise le dimanche 18 mai dernier au 120, rue Lafayette à Paris. Les partisans de Mabri ont juré de ne pas laisser mourir leur parti et de créer l’union sacrée autour de sa candidature.
Les membres du Bureau politique n’étaient certes pas au grand complet, mais le quorum était atteint. Au total, dix (10) personnes – vices présidents, président des jeunes, présidente des femmes, trésorière, conseillers – ont répondu à la convocation de M. Marcel Youpéh, président de la Coordination. |

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A l’ordre du jour, sortir de la léthargie profonde dans laquelle est plongée la représentation et surtout tirer les leçons de la vague de départs successifs de membres fondateurs de l’UDPCI. Des défections qui cachent, en réalité, mal le malaise profond qui mine ce parti jadis occupant le troisième rang sur l’échiquier politique du point de vue de sa représentativité à l’hémicycle ivoirien. Les exemples sont légion. Mme Danielle Boni Claverie en est sortie pour créer son parti, l’URD après avoir flirté aux côtés de l’IRD de Eric Kahé, rentré dans la dissidence aux premières heures des querelles internes. Comme si cela ne suffisait pas d’autres figures de prou vont suivre la vague de départs. C’est le cas par exemple de Oulé Tia Séraphin, député de Danané / Mahapleu, qui a aussi claqué la porte pour créer le RDP, à qui Mme Monnet Bertine a emboîté le pas pour former l’UDCT-CI. Le dénominateur commun de ces défections, c’est que, quoiqu’ayant crée des partis politiques, les dissidents soutiennent curieusement, tous, le parti au pouvoir et son président. D’où la grande inquiétude qui a pesé sur la rencontre. Comme on peut le deviner, ces défections ont eu pour conséquences de diviser davantage les membres et d’enliser les structures qui sous-tendent l’UDPCI y compris la représentation de France. Pour Marcel Youpéh, « ces partis politiques qui sont nés des entrailles de l’UDPCI sont des coquilles vides.» A tous ces soucis, il faut ajouter le ralliement et les déclarations tonitruantes de Franck Guéi, fils aîné du Général, en faveur du pouvoir en place. Le dernier en disculpant le pouvoir de l’accusation de l’assassinat de son père, a porté un coup dur à ses héritiers politiques. Situation d’autant plus embarrassante que le motif même de l’assassinat du père fondateur de l’Udpci constituait en quelque sorte un fonds de commerce politique pour ce parti qui cherche encore ses marques idéologiques.
L’autre question évoquée, c’est le poids actuel de l’Udpci au sein du RHDP – Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la Paix – qui regroupe le PDCI de Bédié, le Rdr de Alassane Ouattara, l’UDPCI de MABRI et le MFA de Anaky Kobenan. Le président de la Coordination de France, M. Marcel Youpéh, redoute que le morcellement de son parti pousse les autres ténors du RHDP à reconsidérer leur position au moment du partage du pouvoir en cas de victoire des Houphouëtistes.
En clair, la réunion convoquée avait pour but de consolider son groupe, de recoller les morceaux, de récréer la cohésion et de remobiliser ses militants autour du jeune président de l’UDPCI, le Docteur MABRI TOIKEUSSE. A qui d’ailleurs, le Bureau Politique de France, a solennellement adjuré de défendre les couleurs du Parti à la présidentielle du 30 novembre 2008. A la demande générale de son bureau, le représentant du Président Mabri en France a promis de présenter dans les semaines à venir le programme de société du candidat de l’UDPCI. |
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